Le 12 disparaît lundi

1 avril 2006 | Associations, Calendrier du 118, Critique, Dans la presse, Les consommateurs | Commentaires fermés sur Le 12 disparaît lundi

Concurrence oblige, le fameux « 12 », ces deux chiffres synonymes de renseignements téléphoniques depuis des lustres, disparaît lundi pour être remplacé par une myriade de services à six chiffres commençant tous par 118.

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Le « 12 » des renseignements téléphoniques ferme lundi

1 avril 2006 | 118 000, 118 008, 118 218, Associations, Calendrier du 118, Dans la presse, France Telecom, Le Numéro, Pages Jaunes Numero, Telegate France | Commentaires fermés sur Le « 12 » des renseignements téléphoniques ferme lundi

Le « 12 », numéro traditionnel des renseignements téléphoniques, fermera lundi pour laisser la place à une multitude de services accessibles par des numéros à six chiffres commençant par 118.

Vingt-deux services seront disponibles, opérés par une petite dizaine de sociétés sur les 27 ayant obtenu des numéros auprès de l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep).

Parmi elles, France Télécom, Pages Jaunes, l’allemand Telegate ou le britannique Le Numéro (The Number) s’affrontent déjà à grand renfort de publicités afin de capter une part d’un marché estimé à 300 millions d’euros.

Il faudra compter au minimum 0,56 euro pour un renseignement sans mise en relation, le service actuel de France Télécom étant facturé 0,90 euro et la mise en relation 15 centimes. Les groupes communiquent toutefois sur des numéros plus chers donnant accès à des services supplémentaires et des informations pratiques.

L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a répété vendredi dans un communiqué qu’elle « déplorait vivement » la disparition du 12 et qu’elle estimait que l’ouverture du marché à la concurrence « ne sert en aucun cas l’intérêt des consommateurs ».

Pour se repérer dans la jungle des services et des tarifs, l’UFC renvoie au site internet créé spécialement par l’Arcep et consultable à l’adresse http://www.appel118.fr/detail.php.

TROP D’ACTEURS SUR LE MARCHE

De son côté, l’Arcep a estimé vendredi que « la qualité globale des numéros 118 est équivalente à la qualité des anciens numéros ».

Selon une étude publiée vendredi par l’Arcep et réalisée par TNS Sofres, les nouveaux services sont plus rapides que les anciens, plus disponibles (99% contre 98%) et les renseignements fournis sont plus exacts (88% contre 87%).

L’Arcep note toutefois que cette bonne performance globale devra être confirmée après la fermeture des anciens numéros, lorsque les nouveaux seront davantage sollicités.

Pour les observateurs, le nombre d’acteurs est trop important pour un marché de taille moyenne.

« Il risque d’y avoir beaucoup de morts », estime ainsi Emmanuel Chevalier, analyste chez CM-CIC, qui juge qu' »il y a la place pour quatre ou cinq acteurs maximum ».

« Selon moi, les favoris sont France Télécom, Pages Jaunes, le 218 (The Number) et le 000 (Telegate), qui sont ceux qui ont réalisé les investissements publicitaires les plus importants », a-t-il ajouté.

Selon Valérie Shwartz, directrice du 118 008 chez Pages Jaunes, il faudra quelques mois pour que le marché se stabilise.

« Je pense que trois ou quatre acteurs resteront sur le marché, les éléments différenciant seront la qualité du service et leur notoriété », a-t-elle déclaré à Reuters.

Pages Jaunes a pour objectif de prendre 25% à 30% du marché français d’ici la fin 2006, a-t-elle ajouté.

Pour Emmanuel Chevalier, les perdants du jeu des renseignements téléphoniques devraient simplement disparaître, sans grand espoir d’être rachetés.

« Je pense qu’il n’y aura pas de consolidation car on voit mal l’intérêt de racheter ceux qui n’auront pas les moyens de survivre », a-t-il déclaré.

Source : Reuters.fr

Article de presse reprenant cette dépêche :

  • Libération.fr
  • NouvelObs.com
  • La Tribune.fr
  • Challenges
  • Capital.fr

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Renseignements téléphoniques, une offre démultipliée

31 mars 2006 | 118 007, 118 612, 118 999, Allô Bottin, Associations, Calendrier du 118, Dans la presse | Commentaires fermés sur Renseignements téléphoniques, une offre démultipliée

A compter du 3 avril, minuit, le 12 et tous les numéros de renseignements téléphoniques ne seront plus opérationnels. Depuis un fixe comme depuis un portable, il faudra alors choisir un numéro à 6 chiffres, commençant par 118, parmi la vingtaine qui a ouvert en novembre. Une multiplication d’offres et de tarifs qui peut perturber les consommateurs.

1. Pourquoi la fin du 12 et l’arrivée des 118 ?
Ce changement correspond à une volonté d’ouverture des services de renseignements téléphoniques à la concurrence. Le format 118 est adopté par une quinzaine de pays de la Communauté européenne.

2. Qu’est-ce que cela va changer ?
Pour obtenir un renseignement téléphonique, vous ne pourrez plus composer le 12, ni les autres numéros de renseignements (numéros mobiles 612, 712, 222 et numéros courts 3200, 3211, 3912). Ces anciens services diffuseront un message « neutre », vous indiquant d’appeler un des 118, sans toutefois en donner la liste, ni en indiquer un en particulier. Ce sera à vous de choisir le 118 qui vous convient le mieux.

3. Comment choisir son 118 ?
Une même société a pu ouvrir plusieurs 118 sans pour autant faire de publicité sur tous. C’est le cas par exemple d’Allô Bottin qui communique sur le 118 007, mais pas sur le 118 612 et le 118 999, « réservés à des opérations spéciales ou à des partenariats. » Cette multiplication de 118 complique les choses, avec une large gamme de services et de prix. A vous, donc, d’opter pour celui qui répond le mieux à vos attentes. La qualité du service variant peu, contrairement au prix. Et dans le cas où un 118 ne vous satisferait pas, sachez que vous pouvez toujours en changer.

4. Les 118 donnent-ils accès aux mêmes renseignements ?
Les 118 donnent tous accès à l’annuaire universel. Cette base de données gérée par France Télécom contient, en plus des numéros fixes résidentiels et professionnels, les numéros de mobile des abonnés ayant souhaité figurer dans l’annuaire et les numéros commençant par 08. Tous offrent également la possibilité de retrouver un nom à partir d’un numéro (annuaire inversé). Mais chaque 118 propose aussi de nouveaux services, tels que l’annuaire international, la mise en relation, l’envoi des renseignements par SMS ou d’un plan par mail.

5. Comment ces communications sont-elles facturées ?
C’est votre opérateur qui vous facturera ce service. Celui-ci apparaîtra sur votre facture de fixe si vous appelez d’un téléphone fixe et sur votre facture de mobile si vous appelez d’un portable.
Mais les prix pratiqués peuvent varier selon votre opérateur (Free, Alice, France Télécom, etc., depuis un fixe, ou Bouygues Telecom, Orange ou SFR, etc., depuis un portable), ainsi que le mode de facturation (à l’appel, à la minute ou les deux). Attention, plusieurs
118 n’indiquent pas leurs tarifs au début de la communication, comme l’exige la réglementation.

6. Sont-ils tous fiables ?
D’après les associations de consommateurs Familles de France et CLCV, les demandes de renseignements basiques ne posent pas de problème, contrairement aux infos de proximité ou pratiques qui ne sont pas encore bien rodées. Une qualité qui dépend pour beaucoup de l’expérience du conseiller, pas toujours au fait des services proposés par son 118.

Source : 20minutes.fr

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Enquête : la CLCV teste les 118

29 mars 2006 | 118 001, 118 008, 118 218, 118 710, 118 711, 118 712, 118 810, Associations, Critique, Enquêtes & analyses, France Telecom, Intra Call Center, Le Numéro, Les consommateurs, Les Services, Les Tarifs, Pages Jaunes Numero | Commentaires fermés sur Enquête : la CLCV teste les 118

Communiqué : l’association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) tire les conclusions de son enquête sur les services 118 qu’elle a testé.

Dans quelques jours, les 118 remplaceront définitivement le 12 sur un marché devenu concurrentiel. Alors que les nouveaux et anciens acteurs se livrent une guerre sans merci pour séduire les consommateurs à grands coups de campagne publicitaire, la CLCV a exploré les tarifs et testé les services pour tenter d’aider les consommateurs à s’orienter en connaissance de cause, ou en tout cas un peu moins à l’aveuglette…

Les conclusions que nous en tirons ne sont malheureusement pas très positives : les différences de tarifs, qui font la concurrence, existent bien, mais souvent à la hausse par rapport à ce qui existait jusque là (le 12), et pour une qualité d’informations qui laisse à désirer dès que l’on demande plus que le numéro de téléphone d’un particulier. Les constructions tarifaires sont complexes (coût d’appel + éventuellement coût à la minute, sans compter le coût après mise en relation, tout cela variant en fonction du réseau téléphonique depuis lequel on appelle), et l’information sur ces tarifs très difficilement accessible.

Bref, il reste beaucoup à faire pour que les consommateurs bénéficient vraiment de cette ouverture à la concurrence. Et pour que cela soit le cas, il est urgent et impératif que soient mis en place des moyens autres que des campagnes publicitaires pour comparer ces offres : les consommateurs ne peuvent passer des heures à chercher les tarifs des services, qui de plus ne cesseront d’évoluer au gré des offres commerciales, et se livrer à des calculs apocalyptiques pour savoir ce qui leur en coûtera. La CLCV appelle les opérateurs, mais aussi les pouvoirs publics et l’autorité de régulation à se saisir très rapidement de cette question.

En termes de qualité, des progrès sont également à faire. Si pour une recherche simple, c’est-à-dire le numéro de téléphone d’un particulier, la très grande majorité des opérateurs ont des taux de réponse exacte de 100%, cette fiabilité chute dramatiquement dès que la recherche est plus complexe (professionnel, association, …) et encore plus lorsqu’il s’agit de recherche de proximité. Au total, sur les 11 opérateurs testés, seuls 2 obtiennent 100% de réponses exactes, aucun parmi eux ne fournissant d’informations de proximité.

Au regard des informations tarifaires publiées par les opérateurs, et des tests de qualité que nous avons réalisé, voici aujourd’hui les quelques conseils que nous pouvons donner sur le choix d’un service de renseignements téléphoniques (pour des appels à partir d’un réseau fixe, à l’exception de Free) :

Pour une recherche de renseignements simples :

La qualité de réponse et la rapidité de traitement sont sensiblement les mêmes d’un numéro à l’autre ; c’est donc en termes de prix que le choix peut se faire. De ce point de vue, le 118 218 apparaît comme l’un des plus intéressants, avec le 118 008 et le 118 711 (en particulier pour ce dernier si l’on ne souhaite pas de mise en relation (pour les appels à partir d’un poste France Télécom ou autre opérateur fixe à l’exception de Free).
Le 118 710, nettement moins cher, semble malheureusement plus difficile d’usage compte tenu de son caractère entièrement automatisé.

Pour des recherches plus complexes (professionnels, administrations, …)

La fiabilité diffère d’un numéro à l’autre et est donc un critère important à prendre en compte. Les numéros 118 712, 118 810 et 118 001 apparaissent de ce point de vue comme les numéros les plus intéressants en rapport qualité/prix, sachant cependant que le 118 810 ne permet pas la mise en relation avec le correspondant, et que le 118 001, pour le même prix que les deux autres, ne permet de demander que deux renseignements. A noter enfin, parmi ces trois numéros, seul le 118 712 est disponible à partir d’un poste Free.

En ce qui concerne la recherche d’informations de proximité

La médiocrité des résultats obtenus lors des appels test ne nous permet malheureusement pas de recommander un service plutôt qu’un autre.

Source : CLCV.org

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Article de presse reprenant cette enquête :

La méthodologie de la CLCV pour les 118

29 mars 2006 | 118 000, 118 001, 118 008, 118 218, 118 222, 118 612, 118 710, 118 711, 118 712, 118 713, 118 810, Associations, Critique, Dans la presse, Enquêtes & analyses, Intra Call Center, Les Services, Les Tarifs | Commentaires fermés sur La méthodologie de la CLCV pour les 118

La CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie) a publié hier les résultats de la première enquête de qualité sur les 118.

L’association de consommateurs a testé 11 numéros de services de renseignements et passé, en tout, 165 appels. Elle a défini cinq demandes différentes :

  • les numéros de téléphones fixe et mobile d’un particulier avec précision du prénom et du département.
  • l’identité d’une personne à partir de son numéro de téléphone fixe.
  • les numéros de téléphone et adresse d’un professionnel (garage) avec indication de la commune.
  • les numéros de téléphone et adresse d’une association CLCV, avec indication du département.
  • les coordonnées d’un serrurier à proximité d’un lieu donné (informations de proximité, plusieurs réponses possibles).

La CLCV a ainsi établi plusieurs tableaux

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Les 118, de bien piètres services de renseignement

29 mars 2006 | 118 001, 118 008, 118 218, 118 710, 118 711, 118 712, 118 810, Associations, Critique, Dans la presse, France Telecom, Intra Call Center, Le Numéro, Les Services, Pages Jaunes Numero | Commentaires fermés sur Les 118, de bien piètres services de renseignement

L’association CLCV a mené l’enquête sur les nouveaux services de renseignement téléphoniques en 118, qui succèdent au célèbre 12. Le résultat n’est pas brillant.

« Qualité d’information qui laisse à désirer », informations tarifaires très difficilement accessible »… Voilà quelques uns des commentaires peu flatteurs émis par l’association de défense des consommateurs CLCV (Consommation logement et cadre de vie) après s’être penchée sur les prestations offertes par les services de renseignement téléphoniques de type 118. Ceux-là même qui succèdent au 12, amené à disparaître prochainement. La conclusion de l’association : si les acteurs se livrent à une guerre sans merci à grands coups de campagne publicitaire, la qualité des services, elle, laisse à désirer.

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Dossier France Info : 118… Et quoi ensuite ?

28 mars 2006 | 118 000, 118 218, 118 711, 118 712, 118 713, Allô Bottin, Associations, Dans la presse, Enquêtes & analyses, France Telecom, Le Numéro, Les consommateurs, Les Services, Les Tarifs, Pages Jaunes Numero, Telegate France | Commentaires fermés sur Dossier France Info : 118… Et quoi ensuite ?

France Info fait paraître un dossier complet sur la téléphonie dont une partie sur les renseignements téléphoniques, que nous reproduisons ici. Nous vous engageons à allez consulter l’intégralité de ce dossier sur le site de Radio France.

A l’occasion, le lundi 3 avril, de la disparition définitive du « 12 » au profit d’une kyrielle de numéros à six chiffres commençant par 118, nous vous proposons une enquête sur le nouveau paysage téléphonique français.

Allo, les renseignements ?

Depuis le 2 novembre dernier, les traditionnels numéros de renseignements téléphoniques, dont le « 12 » historique de France Télécom, cohabitent avec une vingtaine de nouveaux concurrents à six chiffres commençant par 118. Une période de transition qui prend fin le 3 avril, date à partir de laquelle les 118 seront désormais les seuls à pouvoir nous renseigner. Qui sont-ils, que peut-on leur demander et combien sont facturés leurs services ? Pour le consommateur, les réponses sont encore loin d’être évidentes…

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Il n’y aura bientôt plus d’abonnés au 12

27 mars 2006 | Associations, Calendrier du 118, Critique, Dans la presse | Commentaires fermés sur Il n’y aura bientôt plus d’abonnés au 12

Plus qu’une semaine pour s’habituer aux numéros commençant par 118. Lundi prochain, tout appel au 12, 222, 3200, 3211, 3912, 612 et 712 aboutira à unmessage sur les numéros d’urgence (Samu, police, etc.). Un changement important pour les consommateurs, encore très frileux. En janvier et en février, 85%des appels aux services de renseignements ont ignoré ces numéros, lancés en novembre pour favoriser la concurrence au 12. L’objectif affiché de cette libéralisation : offrir plus de services aux consommateurs tout en baissant les prix.

Depuis quelques mois, les sociétés se sont livrées à un matraquage publicitaire pour se tailler une part d’un gâteau estimé à au moins 300 millions d’euros par an. Un casse-tête pour les clients, dénoncent les associations de consommateurs, rappelant l’expérience du Royaume-Uni, où une centaine de concurrents ont remplacé l’historique « 192 » en 2003.Au bout d’un an, le nombre d’utilisateurs, lassés par des prix et des taux d’erreur en hausse, a diminué de 50 %, selon la BBC. En France, l’enquête menée début 2006 par Familles de France épingle les écarts de prix et le manque d’information sur les tarifs, ce qui est illégal.Evoquant un bilan «mitigé », lundi dernier, le ministre de l’Industrie François Loos a promis d’être vigilant. L’Arcep, l’autorité des télécoms, doit sortir dans une semaine sa première étude sur la qualité des réponses des 118.

Source : 20minutes.fr

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Renseignements téléphoniques : À n’y rien comprendre

14 mars 2006 | 118 000, 118 318, 118 710, Associations, Critique, Dans la presse, France Telecom, Le Numéro, Telegate France | 2 commentaires

Alors que le « 12 » n’a plus qu’une trentaine de jours à vivre, les nouveaux services de renseignements en « 118 » peinent à être crédibles aux yeux des consommateurs. Matraquage publicitaire, offres de services confuses et tarifs peu clairs retardent la mise en place d’une saine concurrence.

Gymnastes kitsch, éphèbes huilés ou encore pictogrammes numériques… Aujourd’hui, difficile d’échapper au matraquage publicitaire des nouveaux opérateurs des renseignements. Mais alors que 27 annuairistes et opérateurs de téléphonie essayent de se partager le marché, à grand renfort de publicités souvent peu explicites sur les offres, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) fait une première « victime » chez les 118 !

L’autorité de régulation a décidé de reprendre le 118 866 à la société Renseignement téléphonique français, car la filiale du groupe espagnol BigWorld n’a pas payé sa redevance annuelle de 40 000 euros.

À peine un mois avant la disparition du service universel de renseignement, le « 12 », les rouages de la machine 118 continuent donc de se gripper. Selon l’Arcep, sur les deux derniers mois de 2005, les 118 auraient reçu seulement 9,02 % des 37,5 millions d’appels passés vers l’ensemble des services de renseignements. Les « 12 », « 222 », « 3200 », « 3211 », »3912 », « 612 » et « 712 » ont géré les 90,98 % « restants ».

Si aujourd’hui les nouveaux services de renseignements sont largement boudés par les usagers, ce n’est pas faute de notoriété, mais surtout en raison du manque de clarté de leur offre ! D’une part, l’offre de base s’est élargie à l’extrême (mise en relation, envoi d’un SMS, recherche inversée, envoi de plans par MMS, informations météo ou trafic…). D’autre part, le prix moyen d’un appel a augmenté. Selon une récente étude TNS Sofres pour l’Acsel (Association pour le commerce et les services en ligne) sur l’ensemble des appels émis, tant depuis des fixes que des mobiles, l’usager débourse désormais 1,08 euro pour un renseignement via un « 118 », alors qu’il payait 1,05 euro, en octobre 2005, avec le « 12 ». Mais les écarts de prix sont considérables, de 0,56 euro l’appel à partir du 118 710 (France Télécom) à 1,35 euro à partir du 118 318 (société Le Numéro) quand on appelle d’un téléphone fixe (source : Arcep). Autre aberration, en appelant le même numéro de renseignements téléphoniques mais à partir d’un opérateur différent, les prix varient de manière significative. Par exemple en appelant le 118 000 (société SAS), il faudra payer 0,96 euro la minute à partir d’un poste fixe, 1,35 euro l’appel + 0,34 euro la minute à partir de l’opérateur Orange, 1,10 euro l’appel + 0,10 euro la minute pour SFR et 1,12 euro l’appel + 0,225 euro la minute pour Bouygues Télécom !

Il est donc difficile pour l’usager de distinguer les prestataires prompts à fournir un accès aux renseignements de qualité et au meilleur prix de ceux qui ont investi 40 000 euros pour se contenter de faire de l’argent sur les services. Pourtant, dès le 3 avril, les consommateurs devront trancher entre plusieurs services sans disposer des éléments indispensables pour choisir. La solution n’est donc pas de supprimer définitivement un service de base universel, mais de laisser le « 12 » vivre, jusqu’à ce que la concurrence se soit totalement établie et que le marché se soit assaini. La mise en place de numéros « 118 » dédiés à la seule délivrance de renseignements téléphoniques de base est aussi une alternative possible.

Source : UFC Que Choisir

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118, embrouilles à l’appel

2 mars 2006 | 118 000, 118 007, 118 008, 118 218, 118 712, Allô Bottin, Associations, Calendrier du 118, Dans la presse, France Telecom, Le Numéro, Les acteurs du 118, Les Services, Les Tarifs, Pages Jaunes Numero, Telegate France | Commentaires fermés sur 118, embrouilles à l’appel

La guerre s’intensifie entre les numéros de renseignements téléphoniques à l’approche de la mort programmée du 12, le 3 avril.

Il y a une vie après le 12, elle se conjugue en 118. Mais, plutôt qu’un paradis, c’est un purgatoire. Voire un enfer pour le consommateur qui a bien du mal aujourd’hui à élire entre les messages publicitaires des annuairistes le futur «118 et quelque chose» de son choix. A un peu plus d’un mois de la fermeture du 12, bienvenue dans le monde de l’hyperchoix, des services «enrichis», plaident les nouveaux acteurs. En butte à mille tracas…

52 millions d’euros de pub engloutis

Les dépenses en achat d’espaces (spot télé, radio, affichage, presse…) se montent à 52 millions d’euros bruts, fin janvier, a calculé la société d’études TNS-Secodip. Si l’on tient compte des rabais habituellement consentis sur les tarifs (autour de 50 %), cela fait 20 à 25 millions d’euros concentrés sur la promo d’une demi-douzaine de numéros. Chez les consommateurs, on pointe du doigt la dépense insensée au regard des taux de notoriété. Le régulateur a mesuré en février dernier que seuls 9 % des appels vers les services de renseignements étaient allés vers les 118, en dépit du matraquage publicitaire. Le Numéro fait valoir, pour sa défense, que 80 % des Français ont percuté que les 118 existent. A l’UFC-Que choisir, on pleure le défunt 12. «Il fallait le laisser tout simplement dépérir», fait valoir Julien Dourgnon, plutôt que de «jeter madame Michu dans les bras de Toutouyoutou»… en ouvrant cette foire aux numéros en 118. Et pointant au passage un maquis tarifaire propre à noyer le client. D’autant que la qualité des services rendus par les nouveaux annuairistes demande encore à être améliorée.

A peine mieux que le 12 et un poil plus cher

L’Association pour le commerce et le service en ligne (Acsel) va dévoiler aujourd’hui le résultat de son test auprès des cinq premiers 118. Le taux de réponse exacte (85 %) est certes légèrement supérieur à celui du 12 (82 %), mais pour un prix moyen légèrement plus élevé (1,08 euro) contre 1,05 pour l’ancêtre du renseignement. A l’initiative de cette enquête, les cinq poids lourds des nouveaux numéros en 118. A savoir, le Numéro (118 218), Telegate (118 000), Pages jaunes (118 008), France Télécom (118 712) et Allô Bottin (118 007), «parce que les gens qui ont investi massivement veulent montrer que c’est du sérieux», explique Telegate. Hier, France Télécom se réjouissait de sa propre performance : avec un score de 91 % pour son 118 712. Allô Bottin refusait, lui, de donner sa note, se bornant à dire qu’il était «satisfait»… Bruno Massiet du Biest, le directeur général du Numéro, muet lui aussi sur sa performance, explique viser pour sa part «90 %», signe d’«un renseignement de qualité», et qu’il obtient au regard de ses propres sondages confiés à Maxiphone. Les cinq leaders du 118 ont donc encore du chemin à faire…

A la recherche de l’annuaire universel

Les petits nouveaux en 118 ont déjà trouvé l’excuse. La faute à l’annuaire universel, ce recensement intégral de tous les numéros fixes et mobiles, encore plein de trous. Promis par le régulateur, il tarde à sortir des limbes. Or c’est à cette source que s’abreuvent les nouveaux annuairistes. Orange, par exemple, n’a versé dans l’annuaire universel que moins de 0,1 % de ses 20 millions de clients. SFR, le plus brillant des trois opérateurs mobiles plafonne à entre 2 et 5 %… Ce qui fait enrager le directeur du Numéro. «D’après nos enquêtes, un Français sur trois est favorable à la publication de son numéro de mobile», affirme Bruno Massiet du Biest, qui lance aujourd’hui une initiative pour enrichir son annuaire. D’autres bisbilles agitent les acteurs quand ils se marchandent les numéros. Telegate a traduit ainsi Orange devant le régulateur des télécoms, «parce qu’il [lui] « vend » ses numéros à un prix prohibitif», dénonce Charles Tonlorenzi, le directeur du 118 000. Le Numéro a saisi de son côté le Conseil de la concurrence contre France Télécom parce qu’il lui chipote les renseignements dont il a besoin pour développer des services «enrichis», pour le plus grand bénéfice de sa filiale Pages jaunes. Quelques soucis aussi du côté des nouveaux opérateurs. Les abonnés qui ont résilié leur numéro France Télécom pour les porter chez Free ont ainsi «disparu des bases», regrette le Numéro…

Plus que 33 jours avant la fermeture du 12

Quel message doit-on dispenser sur le 12 réduit au mutisme le 3 avril ? Selon le calendrier officiel, tous les services de renseignements qui ne respectent pas le standard à six chiffres du 118, soit le 12, mais aussi le 222 accessible depuis un mobile SFR, ou le 612 accessible depuis un mobile Bouygues, doivent cesser d’émettre le 3 avril. Pour autant, il n’est pas imaginable de laisser sonner le 12 dans le vide. Le régulateur s’apprête à décider du contenu du message à mettre sur le répondeur du 12. Il devrait renoncer à son idée du «carrousel» (un système donnant de façon aléatoire quelques numéros en 118), fortement contesté par les professionnels. Ce serait une prime aux «margoulins», comme les baptise abruptement Henri de Maublanc, le président de l’Acsel, c’est-à-dire tous ceux qui ont décroché un 118 et qui «n’en ont rien à foutre». Sur les 57 numéros en 118 distribués par le régulateur, 19 seulement sont déclarés comme techniquement «ouverts», et une petite poignée s’agite pour faire la promotion du service. Telegate plaide pour un message qui dise le «strict minimum». Et le Numéro pour «un message neutre». Il s’agit surtout, disent-ils, d’éviter l’effet d’aubaine, en faisant la promotion de ceux qui n’ont rien investi.

Source : Libération

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