Les renseignements : ALLO 118 ?
Le Bottin tombe dans l’escarcelle de PUBLIGroup
20 novembre 2007 | Annonces, Business, Allô Bottin | Aucun commentaireFinalement, quelques mois après avoir racheté le Bottin, le groupe Bégécom est lui-même repris par PubliGroupe avec Amitel. Fusion et agglomération d’annuaires locaux et régionaux. Les petits groupes feront-ils les gros ?
Communiqué du 15.11.2007, Lausanne : PubliGroupe développe ses activités en France dans le secteur des annuaires/Pages Jaunes locaux.
PubliGroupe acquiert 100% du capital des sociétés françaises Bégécom, basée à Nîmes, et Annuaires Téléphoniques de Bretagne (ATB), basée à Lorient, qui éditent des annuaires téléphoniques/Pages Jaunes à Lyon et dans 13 autres agglomérations situées dans le sud-est, le midi et l’ouest de la France. Le groupe Bégécom/ATB réalise un chiffre d’affaires annuel de EUR 6 millions et emploie 60 personnes.
L’acquisition de Bégécom/ATB permet de doubler la dimension du secteur d’activités Search & Find de PubliGroupe sur le marché français, où il est présent depuis 1997 au travers de sa société Amitel qui édite 29 annuaires locaux dans l’est de la France et réalise un chiffre d’affaires de EUR 6.1 millions. Les produits de Bégécom/ATB offrent une parfaite complémentarité géographique avec ceux d’Amitel, sous l’impulsion de laquelle les produits “Search & Find” online pourront désormais être développés à une plus grande échelle. La réunion de Bégécom/ATB et d’Amitel, deux groupes très solides et en croissance, donne naissance à un acteur important sur le marché français.
Source : communiqué PUBLIGroupe
Informations complémentaires :
PubliGroupe est un groupe international leader de marketing, de vente et de services pour les médias et les annonceurs, qui a été fondé en 1890. Aujourd’hui, PubliGroupe est actif dans les domaines des directories, de la presse, d’Internet, de la télévision, du cinéma, de la radio et de la téléphonie mobile.
pagesjaunes.fr la nouvelle façon de trouver
18 septembre 2007 | Dans la presse, Annonces, Pages Jaunes, Alternatives | 1 commentairePagesjaunes.fr veut contrer les moteurs de recherche
Note ALLO118 : Un nouveau moteur de recherche PagesJaunes.fr : Il faudra donc attendre demain pour voir ce que le premier annuaire national nous réserve. Outre la concurrence d’annuaires vite montés comme celui du 118218 ou d’autres tel Indexa, le vieillissement de l’outil face à la puissante simplicité de la recherche du moteur Google et à ses projets d’annuaire géolocalisés en plein développement comme en témoigne Google Local Business pèse probablement très lourd dans les incitation d’investissement de PagesJaunes, racheté dernièrement par le fonds KKR à France Telecom.
Espérons donc que les initiatives de 3D et l’ajout certes pas novateur mais régulier de fonctionnalités au site PageJaunes.fr aura été le signe d’un vrai renouveau des acteurs français de la recherche sur Internet face au géant Google…
L’éditeur d’annuaires fait peau neuve pour faire face aux géants d’Internet comme Google et Yahoo!.
Une nouvelle façon de trouver des renseignements ! Tel est l’objectif de pagesjaunes.fr, premier éditeur européen d’annuaires sur Internet. Le site créé en 1997 subit sa première grande refonte demain [mercredi 19 septembre 2007] à partir de 19 heures pour devenir plus simple, rapide et intuitif pour les utilisateurs.
Histoire de mieux contrer la concurrence des moteurs de recherche venus d’Internet, comme Google ou Yahoo!, mais aussi les développements Internet des nouveaux numéros de renseignements téléphoniques « 118 ». Un enjeu important alors que le site Web représente désormais plus d’un tiers du chiffre d’affaires du groupe PagesJaunes, à côté des annuaires papier.
L’ouverture du site coïncide avec une campagne de publicité télé, affichage et street marketing, menée par l’agence M&CSaatchi.GAD, et une nouvelle signature : « pagesjaunes.fr la nouvelle façon de trouver ». Premier changement : les utilisateurs n’ont plus que deux champs à remplir au lieu de cinq auparavant. Désormais, il leur suffit d’indiquer « Quoi ? Qui ? » et « Où ? ». « Nos utilisateurs se croyaient obligés de remplir toutes les cases, ce qui donnait au site un caractère administratif, complètement disparu aujourd’hui », explique Jean-Marie Guille, directeur des annuaires en ligne de PagesJaunes.
Justifier les tarifs
Autre amélioration : le recours systématique aux plans et cartes, fournis par Mappy, filiale du groupe PagesJaunes. Troisième innovation : les recherches sur des services ou produits de la vie courante peuvent être plus complexes. Par exemple, le public pourra chercher « hôtel trois étoiles avec piscine à côté de Nantes » ou « chauffage avec de l’énergie solaire ». Le système fait lui-même le tri !
« Nous savons désormais extraire beaucoup de données à partir des informations fournies par nos annonceurs », indique Jean-Marie Guille. Avec 380 000 professionnels qui publient des encarts publicitaires sur pagesjaunes.fr, 50 000 clients dotés de sites informatifs structurés, et 100 000 annonceurs disposant d’un site Web, PagesJaunes dispose d’un vrai gisement de données. Il s’est doté des outils informatiques pour mieux les exploiter.
Au final, le site ne s’offre donc pas « un simple toilettage mais un vrai changement de génération. On touche au coeur du réacteur », affirme Jean-Marie Guille, qui confesse un investissement de « plusieurs millions d’euros ».
Pagesjaunes.fr espère ainsi doper son audience, qui progresse déjà de 30 % à 40 % par an depuis plusieurs années. « D’après nos tests, 46 % des utilisateurs sont incités grâce à la nouvelle formule à utiliser le site plus souvent, et 23 % déclarent même qu’ils iront moins sur les moteurs de recherche. » Une manière de justifier les tarifs orientés à la hausse que le groupe facture à ses annonceurs !
Source : Le Figaro
Association du développement des renseignements pour tous : qu’en attendre ?
17 septembre 2007 | Dans la presse, Annonces, Les acteurs du 118, 118 008, 118 218, 118 000, Le Numéro, Telegate France, Pages Jaunes | Aucun commentaire
Des 118 s’associent pour favoriser la “concertation”
Les numéros 118 000 (Telegate), 118 008 (Pages Jaunes) et 118 218 (Le Numéro), qui ont fait l’objet de critiques récemment pour leurs tarifs élevés, ont annoncé vendredi la création d’une association baptisée ADRT (Association du développement des renseignements pour tous). L’objectif est de promouvoir “la concertation avec les pouvoirs publics, les associations de consommateurs et les opérateurs de télécommunications pour prendre mieux en compte les attentes du public“, selon le communiqué.
Parmi les priorités d’action, l’élargissement aux services d’informations pratiques, l’ouverture aux autres pays européens, les services par SMS ou encore l’accès aux numéros de mobiles. “Les critiques de cet été n’ont fait qu’accentuer le besoin de se concerter, nous ne voulons pas rester inactifs aujourd’hui dans un contexte où apparemment des incompréhensions se posent et où nous avons l’impression d’être pointés du doigt“, a déclaré Bruno Massiet du Biest, directeur du 118 218. Les trois numéros à l’origine de cette initiative revendiquent près des trois-quarts du marché. Seul manque à l’appel le 118 712 (Orange), qui selon les estimations est numéro deux du marché: il n’a pas été contacté et se dit “surpris” par l’intitulé de l’association.
L’avis d’ALLO 118
Il faut confirmer Bruno Massiet du Biest dans son sentiment, qui au nom de ces 3 acteurs des renseignements téléphonique peut à juste titre se sentir visé par un sentiment d’arnaque dans l’opinion publique. Si on peut parfaitement être pour l’ouverture du marché, il faut souligner les très mauvaises pratiques commerciales que représentent l’opacité des tarifs, des augmentations à répétition et surtout l’escroquerie de la facturation du temps de communication après la mise en relation, véritable abus de faiblesse sans la moindre valeur ajoutée - contrairement à un coût à l’acte lors de mise en relation pour le service de ne pas avoir à saisir le numéro…
Je suis plutôt heureusement étonné que France Telecom n’ait pas participé à cette opération de communication. Néanmoins ALLO 118 est à la disposition de l’ADRT pour les aider à prouver au consommateur leur volonté de rapprochement avec le consommateur, et faire en sorte que son intitulé aille au-delà d’un procédé de marketing participatif…
Source : AFP via LCI
L’annuaire Bottin est vendu
7 septembre 2007 | Annonces, 118 007, Business, Allô Bottin, Articles ALLO118 | Aucun commentaire
C’est le Groupe Begecom, éditeur d’annuaires téléphoniques depuis 1992 à destination des particuliers et des professionnels, qui a racheté cet été le plus que bi-centenaire « Bottin ».
Bégécom est présent dans plusieurs régions de France avec 13 éditions. Avec le rachat de Bottin on peut penser que cet annuaire papier mineur, invisible à côté des PagesJaunes, compte renforcer sa présence nationale grâce aux annuaires Bottin dont le nom célèbre aura brûlé pas mal de mains - et de cash - ces dernières années. A l’heure où Internet remplace de plus en plus ce mode de référencement d’un autre temps, Begecom a peut-être le projet de faire revivre le site Bottin.fr tombé aux oubliettes.
Orienté B2C, le groupe Begecom annonce mettre en relation 10000 clients professionnels auprès des particuliers.
Bottin, Planfax et les 118
En 2005, le Bottin avait fusionné avec le cartographe Planfax pour donner naissance à un groupe ambitionnant de concurrencer PagesJaunes et sa division cartographique Mappy, avec certes de tout autres moyens. En partenariat avec Belgacom, l’opérateur historique Belge, ils avaient alors lancé Allô Bottin, Joint Venture opérant le 118 007 ainsi que d’autres numéros moins médiatisés, (118 612, 118 999). A l’époque Allô Bottin annonçait tabler sur 10 à 15% de parts de marché en se jetant avec des moyens réduits et Michel Leeb dans la bataille publicitaire-assommoir où Le Numéro, PagesJaunes et Telegate devaient diffuser des dizaines de millions d’euros…
L’heure des comptes
Le nouveau département issu de Planfax, Bottin Cartographes avait été isolé du groupe début 2007 et revendu à temps sous le même nom tandis que le numéro de renseignements 118 007 (Allô Bottin) était cédé à PagesJaunes. Depuis de longs mois, les annuaires papier, déficitaires, étaient en vente pour solde de tout compte.
Annuaire historique, Le Bottin, premier annuaire en France, a été créé en 1797. Annuaire Professionnel (B2B) puis annuaire en ligne, avant de redevenir papier en intégrant l’Annuaire Soleil en 2003, Bottin Annuaires avait été revendu à de nombreuses reprises ces dernières années, notamment par le groupe Didot-Bottin puis la Coface pour ne citer qu’eux.
Depuis leur lancement les tarifs des 118 flambent
7 septembre 2007 | Dans la presse, Les acteurs du 118, Critique | Aucun commentaireUne enquête dévoile les dessous de la hausse
Un an et demi après l’ouverture à la concurrence du service des renseignements téléphoniques, quatre prestataires sur la vingtaine recensée sortent du lot. Le 118 218 se taille la part du lion, suivi par France Telecom (118712), le 118 000 et Pages Jaunes (118 008). Maisil est loin le temps où les successeurs du 12 promettaient des tarifs raisonnables.
Une enquête du magazine Que choisir? révèle que les tarifs des numéros en 118 -les renseignements- ont explosé en quelques mois. En effet, le prix de base d’un appel émis depuis un téléphone fixe s’établit à 1,12 contre 90 centimes avec le 12 (devenu le 118 711). Quant à ceux passés depuis un portable, ils atteignent souvent des tarifs plus élevés. Explications. “Nous avons passé 365 appels depuis un fixe ou un mobilevers les quatre prestataires qui tiennent le haut de l’affiche des renseignements“, commente Julien Dourgnon, directeur des études à Que choisir ? “Les prix pratiqués par rapport au 12sont plus élevés d’environ 25%. Et les tarifs sont encore plus élevés quand on appelle depuis un mobile. Ils varient de 1,54 à 2,15 selon les cas“.
Et d’ajouter : “A titre d’exemple, les appels vers le 118 218 depuis un mobile SFR ont connu deux augmentations en un an et demi. Comptez aujourd’hui 1,12 pour le service (numéro demandé) et 0,22 la minute de communication, alors que le prestataire spécifiait lors du lancement en avril 2006 que les 20 premières minutes de communications étaient gratuites. Et c’est la même chose pour les autres appels par 118“. “Ces augmentations sont passées inaperçues, poursuit ce spécialiste de la consommation, car il y a une totale opacité sur les tarifications. Les clients sont dans l’impossibilité de connaître le prix exact du service. Pour financer leur pub, les prestataires ont investi l’an dernier l’équivalent d’une année d’activité“. Ce qui a eu forcément une influence sur les tarifs. CQFD.
Source : La Provence
118 700 : Les renseignements internationaux s’ouvrent aux touristes étrangers
20 août 2007 | Dans la presse, Annonces, Les Services, France Telecom | Aucun commentaire
Jusqu’à présent spécialisé dans le renseignement d’entreprises ou de touristes français préparant un déplacement international, le 118 700 d’Orange, devrait profiter de la prochaine coupe du monde de Rugby pour lancer un nouveau service : le renseignement des touristes étrangers en visite sur le territoire français.
«Les renseignements internationaux gèrent déjà plus de 2000 appels par jour à 3 € l’appel. Entre les 78 millions de touristes qui visitent chaque année notre pays et le coup de projecteur de la coupe du monde de rugby, nous anticipons une hausse significative de notre activité dans les prochains mois» indique Rayane Chawaf, Directeur Marketing des renseignements téléphoniques d’Orange.
Sur les 40 centre d’appels d’Orange exclusivement basés en France, c’est celui de Marseille, hébergé dans un ancien bâtiment des PTT, qui centralisera dès septembre tous les renseignements internationaux. Depuis plusieurs mois, ses 45 collaborateurs bénéficient de formations linguistiques et les équipe techniques anticipent une montée en charge avec un objectif, à long terme, de 900 appels… par heure.
118 712 (Renseignements téléphoniques), 118 711 (service universel), 118 710 (serveur vocal automatique), 118 701 (renseignements internationaux) : les numéros de renseignements téléphoniques se multiplient donc pour Orange qui reste néanmoins, avec environ 30% de parts de marché, challenger du britannique LeNuméro, dont le 118 218 continue de dominer le marché avec environ 40% de parts de marché.
Source : NetEco
Pour l’UFC les 118 sont une arnaque
17 juillet 2007 | Dans la presse, Enquêtes & analyses, Les Services, Les Tarifs, Les acteurs du 118, Les consommateurs, Associations, Critique, Baromètre 118 | Aucun commentaire
Notre revue de presse du 17 juillet renoue avec une actualité chargée pour les numéros 118 avec le communique de l’UFC Que Choisir. Il suffit de consulter une sélection des articles parus dans la presse pour cette seule journée. Retenons la site du 118 711 et commençons avec humour…
Après la pagaille, la note…
Ouverture à la concurrence du service de renseignement téléphonique : Un vrai fiasco !
Le test (1) rendu public aujourd’hui démontre que le consommateur est le grand perdant de l’arrivée des 118 et de la disparition du 12.
Des prix plus élevés depuis un fixe
Quel que soit le 118 testé, le prix du renseignement est supérieur ou égal à 1,12 euro contre 0,90 euro pour le 12 (devenu 118 711), soit une augmentation de 25 % pour une qualité de service similaire.
Des prix très élevés depuis les mobiles
Depuis un mobile, le prix d’un renseignement est compris entre 1,54 euro et 2,15 euros car, au tarif du 118 déjà plus cher que depuis un fixe, s’ajoute le prix d’une communication mobile au prix fort, parfois hors forfait et avec des paliers de facturation (1ère minute indivisible puis paliers de 30 secondes) comme chez Bouygues Télécom.
L’opacité tarifaire la plus totale
Le prix total du service est la somme d’une partie fixe à laquelle s’ajoute un prix au temps de communication (avec parfois une minute indivisible), auquel s’ajoute une surtaxe calculée aussi au temps qui peut-être soit dans, soit hors forfaits lorsque l’appel provient d’un mobile. Ainsi, les prix affichés ne correspondent jamais au prix réel du service.
L’arnaque de la mise en relation
A l’opacité des prix la plus totale sur le service de base, les opérateurs 118 ajoutent des pièges tarifaires absolument invisibles sur les services associés. La mise en relation est systématiquement gratuite mais la communication qui suit est surtaxée à 0.11, 0.22, ou 0.34 euro/minute selon l’opérateur. Ainsi, pour un consommateur abonné à SFR qui appelle le 118 000 puis accepte la mise en relation et téléphone 5 minutes, il lui en coûtera : le prix du service de renseignement et le prix de la communication mobile soit 2,15 euros puis après la mise en relation la surtaxe du 118 sur toute la durée de l’appel ainsi que le prix de la communication mobile sur cet appel, soit 3.97 euros pour un total de 6.15 euros et donc un prix/minute de 1.04 euro !!
Une valse d’augmentations de prix
Alors que tous les opérateurs avaient promis de modérer et de stabiliser leurs prix, tous, en catimini, font supporter aux consommateurs des hausses de prix à répétition. Le 118 218 a augmenté ses prix depuis un mobile SFR une première fois le 21/09/2006, puis une seconde fois le 30/04/2007 et depuis les mobiles Orange et Bouygues télécom aussi à deux reprises.
Le 15/02/2007, le prix depuis un fixe est passé de 1,12 euro l’appel à 1,12 euro + 0.225 euro/min et les 20 minutes de communication comprises après la mise en relation ont été supprimées. Au total, le 218 a augmenté 7 fois ses prix depuis novembre 2005 !! Idem pour le 712, le 000 ou bien encore le 008.
Opacité et roublardises tarifaires, niveau de prix élevé et en augmentation continuelle. Les opérateurs 118 ponctionnent sans réserve les consommateurs et dégradent la valeur même de ce service et de ce marché. L’UFC-Que Choisir demande à l’Autorité de Régulation (ARCEP) de faire le ménage et en attendant appelle les consommateurs à se tourner vers le 12, c’est-à-dire le 118 711, soigneusement maintenu dans l’ombre des campagnes publicitaires.
En savoir plus avec la suite du dossier de l’UFC : Les 118 en remettent un coût
Depuis leur lancement en novembre 2005, le tarif des appels vers les numéros en 118 a explosé, surtout lorsque l’on appelle d’un portable. La preuve par le test.
Il est loin le temps où les successeurs du 12 promettaient que leurs tarifs resteraient raisonnables. Moins de 2 ans après leur lancement, ces derniers ont flambé. Désormais, le prix de base d’un appel passé depuis un fixe s’établit à 1,12 euro, soit 25 % de plus que les 0,90 euro que facturait le 12 (devenu depuis le 118 711). Quant à ceux provenant d’un téléphone portable, ils atteignent de plus en plus souvent le palier tarifaire le plus élevé qui existe, soit 1,35 euro l’appel puis 0,34 euro la minute (118 000 et 118 008 notamment).
Et encore, ces tarifs ne reflètent que partiellement ce que paie le consommateur ! Pour avoir une idée plus précise du véritable coût des appels vers les 118, nous avons passé 350 appels vers les principaux services de renseignements (118 000, 118 008, 118 218 et 118 712) à partir de forfaits 1 heure des trois principaux opérateurs Orange, SFR et Bouygues Télécom. Puis, à partir des factures reçues, nous avons évalué le coût réel des appels en prenant en compte non seulement le prix du service (coût fixe à l’appel + coût à la minute), mais aussi l’« airtime », une surtaxe imposée par l’opérateur mobile correspondant au prix d’une communication. Le test a été reproduit depuis une ligne fixe France Télécom.
Le piège de la mise en relation
Notre test montre qu’une simple demande de renseignement, dès lors qu’elle est émise depuis un portable, peut facilement atteindre les 2 euros, voire les dépasser allègrement en cas de mise en relation. En effet, si ce service, qui permet au client de basculer directement vers le correspondant recherché sans avoir à composer son numéro, est proposé gratuitement par tous les 118, les minutes qui suivent, elles, sont souvent facturées au prix fort. Depuis un fixe, c’est le cas lorsque l’on passe par le 118 218 ou le 118 000, qui facturent respectivement 0,11 et 0,225 euro chaque minute de communication suivant la mise en relation (avec le 118 712 et le 118 008, le tarif normal est appliqué).
Depuis un portable, c’est encore pire, puisque les minutes de communication suivant la mise en relation sont toujours facturées au même prix que les précédentes. Résultat : si un abonné SFR qui appelle le 118 000 accepte d’être mis en relation, il paiera, pour chaque minute de communication qui suit, 0,34 euro (le tarif à la minute fixé par le 118 000), ainsi que l’« airtime » (soit 0,46 euro pour un forfait 1 heure à 28 euros, temps décompté de son forfait), soit un total de 80 centimes la minute. Pas étonnant dans ces conditions de constater que certains appels de moins de 6 minutes coûtent au client plus de 6 euros quand on y ajoute le prix incompressible de 1,35 euro !
L’opacité est de mise
Aucune indication en début d’appel et des publicités plutôt discrètes sur le sujet : tout est fait pour que le client ne se rende pas compte de ce qu’il paie réellement. Et il ne faut pas compter sur la facture pour s’y retrouver, chaque opérateur agissant à sa guise. Alors que Orange et SFR décomptent l’« airtime » des forfaits, celle-ci est systématiquement calculée hors forfait chez Bouygues au prix de 0,34 euro/min. Quant aux pas de facturation, ce n’est pas mieux : alors qu’Orange calcule tout à la seconde, chez Bouygues, la communication est facturée par paliers de 30 secondes et chez SFR, on mixe les deux : l’« airtime » à la seconde, le prix du service par tranches de 30 secondes. De là à penser que ce manque de clarté servirait à cacher des tarifs élevés, il n’y a qu’un pas.
Facturation
Orange et le 118 000 : le couac
La facturation des numéros en 118 est tellement compliquée que même les experts peuvent s’emmêler les pinceaux. La preuve : sur notre facture Orange mobile, nous avons constaté que les appels vers le 118 000 étaient systématiquement moins chers que le tarif officiel. Plutôt bizarre ! En fait, si Orange et le 118 000 reconnaissent une erreur de facturation, ils renvoient la responsabilité sur un intermédiaire qui, fin mai, aurait demandé à Orange de modifier le tarif et ce, sans ordre du 118 000. Si elle a bénéficié aux consommateurs, cette erreur montre bien que la facturation est loin d’être sûre à 100 % et que le client devrait pouvoir facilement vérifier si ce qu’il paie correspond bien au tarif affiché, ce qui est loin d’être le cas. Pour ce problème précis, tout devait rentrer dans l’ordre début juillet…
(1) 365 appels ont été passés depuis un fixe et un mobile (orange, BT et SFR). Ces appels ont été passés vers le 118 000, le 118 218, le 118 712 et le 118 008. Ces opérateurs couvrent plus de 90 % du marché.
Lire le communiqué de l’UFC Que Choisir
Les résultats du test réalisé par Que Choisir
Renseignements : le fiasco des 118
17 juillet 2007 | Dans la presse, Les Services, Les Tarifs, Les acteurs du 118, Les consommateurs, Associations, Critique | Aucun commentaireL’Express a eu la gentillesse de nous citer parmi leurs ressources et je les en remercie.
L’article de l’Express : Selon une étude de l’UFC-Que choisir rendue publique aujourd’hui, les renseignements téléphoniques sont devenus plus chers depuis l’arrivée des numéros 118 et la disparition du 12.
“Opacité et roublardises tarifaires, niveau de prix élevé et en augmentation continuelle“: après la déferlante de publicités pour les fameux 118, les consommateurs vont vite déchanter. D’après l’enquête publiée ce mardi par l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, les numéros de renseignement téléphonique se révèlent plus coûteux que l’ancien 12.
“Quel que soit le 118 testé, le prix du renseignement est supérieur ou égal à 1,12 euro, contre 0,90 euro pour le 12“, selon le communiqué de presse de l’association. Depuis les mobiles, c’est encore pire, “entre 1,54 euro et 2,15 euros“.
Pièges tarifaires invisibles
En outre, “les prix affichés ne correspondent jamais au prix réel du service“, dénonce l’UFC-Que Choisir, qui souligne les “pièges tarifaires absolument invisibles sur les services associés“. Ainsi, la mise en relation est-elle systématiquement gratuite, mais la communication qui suit est surtaxée, selon des taux variables en fonction des opérateurs, de 0,11 à 0,34 euro par minute.
“Les opérateurs 118 ponctionnent sans réserve les consommateurs“, conclut l’association, qui demande à l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) de “faire le ménage“. En attendant, l’UFC-Que Choisir “appelle les consommateurs à se tourner vers le 12, c’est-à-dire le 118 711, soigneusement maintenu dans l’ombre des campagnes publicitaires“.
Source : l’Express
L’UFC dénonce “l’arnaque” des renseignements en 118
17 juillet 2007 | Dans la presse, Les Services, Les Tarifs, Les acteurs du 118, Les consommateurs, Associations, Critique | 1 commentaire
L’article de l’agence Reuters : PARIS (Reuters) - Le consommateur est “le grand perdant” de la libéralisation du service de renseignement téléphonique en France où le numéro 12 a été remplacé en novembre 2005 par des 118, assure l’UFC-Que Choisir.
Bilan des numéros en 118 : un “vrai fiasco” pour UFC-Que Choisir
17 juillet 2007 | Dans la presse, Les Services, Les Tarifs, Les acteurs du 118, Les consommateurs, Associations, Critique | Aucun commentaireL’article de la Tribune : Moins de deux ans après l’ouverture à la concurrence des renseignements téléphoniques, l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir parle d’”un vrai fiasco” et appelle les autorités à “faire le ménage”.
L’UFC-Que Choisir dénonce le fiasco des numéros en 118
17 juillet 2007 | Dans la presse, Les Services, Les Tarifs, Les acteurs du 118, Les consommateurs, Associations, Critique | Aucun commentaireL’article des Echos du Net : Le consommateur est le “grand perdant” de la disparition du 12, le service de renseignement de France Telecom, dénonce mardi l’UFC-Que Choisir dans un communiqué. L’association de défense des consommateurs qualifie l’ouverture à la concurrence du service de renseignement téléphonique de “vrai fiasco”, s’appuyant sur les résultats d’une enquête* menée auprès de quatre opérateurs.
Les 118 épinglés par Que Choisir
17 juillet 2007 | Dans la presse, Les Services, Les Tarifs, Les acteurs du 118, Les consommateurs, Associations, Critique | Aucun commentaireL’article de 20 minutes : «Opacité», «Arnaque», «piège tarifaire»…
L’UFC attaque les 118
17 juillet 2007 | Dans la presse, Les Services, Les Tarifs, Les acteurs du 118, Les consommateurs, Associations, Critique | Aucun commentaireLa brève sur tekit.fr : Pas de répit pour l’association UFC Que Choisir qui dénonce ce matin le “fiasco” de l’ouverture à la concurrence du service des renseignements téléphoniques.

