Une petite société rémoise dénonce le monopole des Pages Jaunes

4 août 2011 | Critique, Dans la presse, Pages Jaunes Numero | Commentaires fermés sur Une petite société rémoise dénonce le monopole des Pages Jaunes

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AU 111, rue Emile-Zola à Reims, Netcreative Pages Annuaires, une société à l’effectif de quatre personnes, au capital de 7 600 euros, s’apprête à livrer un combat titanesque, qu’elle sait d’ores et déjà démesuré… En déposant plainte auprès de la Commission des communautés européennes contre la société Pages Jaunes pour « abus de position dominante ».

« Nous sommes une petite agence de pub. Nous vendons des espaces publicitaires dans les annuaires Pages Jaunes, sauf que la société a un monopole écrasant », s’insurge Hubert Cybard, l’un des dirigeants de Necreative, lui-même ancien commercial des Pages Jaunes. « En gros, sur un budget pub de 10 000 euros, nous touchons 5 % sur l’annuaire papier et rien sur l’annuaire Internet… En janvier 2010, nous avons reçu un courrier de Pages Jaunes qui indiquait nous supprimer toute rémunération sur Internet… Aujourd’hui, le monopole est écrasant. En attendant, nous, on meurt ! Nous avons décidé de dénoncer cette situation inadmissible ainsi que certaines pratiques commerciales… En fait, ils nous piquent des clients. Des dizaines de sociétés comme la nôtre ont déjà coulé ! »

La présente plainte, déposée le 4 avril par Me Ludot, a pour objet de demander à la Commission des communautés européennes d’ouvrir « une procédure relative aux comportements de la société Pages Jaunes sur le marché de la fourniture d’informations juridiques, administratives, financières, relatives aux entreprises individuelles et personnes morales ainsi qu’éventuellement à des particuliers ayant un intérêt à personnaliser leurs informations téléphoniques et tous leurs modes de communication ». La procédure vise les « atteintes au droit de la concurrence ».

« Les renseignements téléphoniques sur papier et par Internet sous l’enseigne Pages Jaunes font l’objet à l’heure actuelle, sur le territoire français d’un monopole de fait », commente Me Ludot, défenseur de Netcreative.

Un monopole de fait

« En effet, l’annuaire papier dénommé Pages Jaunes par le biais de la protection du nom Pages Jaunes a entraîné une situation monopolistique de fait, de même que, par le biais d’Internet, l’intégralité des moteurs de recherche conduit le demandeur aux renseignements professionnels à interroger, sans aucune possibilité d’échappatoire, et à consulter la société Pages Jaunes. Cette situation monopolistique est une exception dans le paysage européen et ne peut plus être tolérée. L’absence totale de cadre légal entraîne ainsi une situation économique désordonnée et des pratiques anticoncurrentielles évidentes. »

Et l’avocat de préciser : « La société Pages Jaunes s’octroie une rémunération sans aucun cadre légal, ni aucun contrôle d’aucune autorité. Elle effectue librement la facturation de ses prestations. Cette liberté totale d’apprécier l’étendue de ses prestations lui permet ainsi d’écarter à sa guise toute velléité de concurrence mettant en place une véritable concurrence déloyale. Elle écarte ses intermédiaires en prenant contact directement avec les professionnels et leur consent des facilités, des aménagements et surtout des réductions en fonction et selon l’appréciation de ce que l’apporteur d’affaires aurait pu consentir… »

De l’avis du plaignant, il y a également lieu de considérer que « l’Etat français porte lui-même une part de responsabilité au niveau de la situation. En effet, c’est le système mis en place par le Code de Commerce français qui a permis la mise en place de cette situation monopolistique ».

La commission européenne a pris acte de la plainte et demandé un complément d’informations avant d’ouvrir une éventuelle enquête. Des observations additionnelles que Me Ludot doit déposer avant le 1er septembre prochain.

Source : L’Union

130 millions d’appels en moins pour les renseignements téléphoniques en 2007

15 février 2008 | Business, Critique, Dans la presse | Commentaires fermés sur 130 millions d’appels en moins pour les renseignements téléphoniques en 2007

Ce n’est pas faute de nous avoir martelé avec leurs pubs et pourtant… Les numéros de renseignements téléphoniques en 118, apparus fin 2005, reçoivent environ deux fois moins d’appels par rapport à 2004, dernière année complète de monopole du 12.

«Le marché est de l’ordre de 140 millions d’appels par an, soit 130 millions de moins qu’en 2004», selon le directeur général de PagesJaunes, Michel Datchary, qui estime la part de marché de son numéro (le 118 008) à 11%.

Datchary a obtenu ce chiffre en extrapolant à partir de ceux publiés par l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) pour les neuf premiers mois de 2007.

En 2007 (par rapport à 2006), «le marché a continué à décroître en volume mais pas en valeur, puisque ça ne coûte pas tout à fait la même chose d’appeler un 118 que le 12». La baisse de volume «assez comparable à ce qui été constaté dans les pays étrangers» ayant ouvert à la concurrence leurs renseignements téléphoniques.

En juillet dernier, l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir avait démontré dans une enquête une hausse de 25% des tarifs des 118 depuis la disparition du 12 en avril 2006.

Source : Libération

Le terme « pages jaunes » appartient au domaine public

11 février 2008 | Business, Critique, Dans la presse | Commentaires fermés sur Le terme « pages jaunes » appartient au domaine public

Volonté monopolistique d’un côté et usurpations de marque de l’autre, le combat pourrait sembler être d’arrière-garde vu le cap vers la désuétude que suivent les annuaires papier, si on parlait pas en fait de l’URL www.pagesjaunes.com, jouant sur la confusion avec le site www.pagesjaunes.fr des PagesJaunes, les vraies ce coup-ci.

Pages JaunesVaut-il mieux berner les utilisateurs avec des sites-plagiats et des URL trompeuses ou se résigner à une concurrence moribondes face au 1er annuairiste français ?

Soyons francs, les annuaires bidons comme ceux mis en place par Xentral, sociétés éditant tantôt sous la dénomination « Annuaire Universel« , « 118 012 » – pour les renseignements téléphoniques – ou ici pagesjaunes.com, non seulement ne fournissent aucun service différenciant aux utilisateurs, mais on l’aura bien compris, bâtissent leur médiocre business sur la méprise, la collusion, la tromperie du public, en utilisant des marques et des termes du langage courant et du vocabulaire des renseignements.

Personnellement (et ALLO118 n’a pas d’actions ;)) je préfère voir un PagesJaunes.fr tacher de tenir face au vrai concurrent, Google, plutôt que d’invoquer le droit Européen pour des micro-annuaires bidons sans cesse à la limite de l’escroquerie.

L’article

Le groupe PagesJaunes SA, ancienne filiale de France Telecom cédée en 2006, n’est pas propriétaire des termes « pages » et « jaunes ». Une lutte juridique, entamée en 2006, oppose la société PagesJaunes SA et les sociétés Xentral/l’Annuaire Universel, qui exploitent le site Pagesjaunes.com.

Dans un communiqué daté du 8 février 2008, Xentral rappelle que le Tribunal de première instance des communautés européennes (TPCE) a statué, le 13 décembre dernier. Le TPCE « ne trouve pas illicite toute utilisation par des tiers de la dénomination pages jaunes pour désigner des annuaires professionnels ».

En revanche, le TPCE reconnaît, depuis février 2005, le droit de propriété de PagesJaunes SA sur ses marques semi-figuratives, c’est-à-dire ses logos. Par contre, il ne lui a jamais accordé de droit de propriété sur les termes « pages jaunes ». En mars 2006, le TPCE avait considéré la marque allemande « Weisse Seiten » (pages blanches) comme descriptive. Elle ne peut donc pas faire l’objet d’une marque communautaire.

Pour la Xentral, les opérateurs historiques de chaque pays conservent un avantage concurrentiel de par les marques « Pages jaunes » et leurs versions dans d’autres langues, déposées quand ils étaient en situation de monopole. Selon la Xentral, les termes « pages jaunes » ont été utilisés pour la première fois en France pour désigner un annuaire professionnel édité par la société « Bottin » en 1886. La firme souhaite donc que les décisions concernant ces termes et leurs traductions dans tous les pays européens soient traitées de la même manière. Elle se prépare à saisir la Commission européenne pour ce motif.

Source : NetEco

Loi Conso et renseignements téléphoniques

7 janvier 2008 | Annonces, Critique, Dans la presse, Les Tarifs | Commentaires fermés sur Loi Conso et renseignements téléphoniques

Après un mois de débats passionnés, la loi « pour le développement de la concurrence au service des consommateurs » vient d’être publiée au « Journal officiel ». Même si certaines mesures très attendues ont été écartées (rien n’est fait pour faciliter la mobilité bancaire ni pour simplifier la résiliation des abonnements de téléphonie, par exemple), les clients des opérateurs de télécommunications, des banques et les cyberacheteurs vont voir leurs droits renforcés. La plupart de ces mesures entreront en vigueur le 1er juin prochain.

Voici les informations qui nous intéressent en rapport aux Télécoms et plus particulièrement aux services de renseignements téléphoniques (entrée en vigueur le 1er juin 2008)

Fin des hot-lines surtaxées

Cette fois, c’est fait : les opérateurs de téléphonie mobile et les fournisseurs d’accès à Internet ne pourront plus surtaxer l’accès à leur assistance téléphonique. Par ailleurs, le temps d’attente ne sera plus facturé (article L.121-84-3) lorsque l’appel sera passé depuis le réseau de l’opérateur (d’une Neufbox pour appeler Neuf, par exemple).

« Un peu plus de transparence dans les renseignements téléphoniques »

Les services de renseignements téléphoniques en 118 devront indiquer à leurs clients le coût de la mise en relation lorsque cette dernière sera proposée (article L.121-84-8). Toutefois, cette disposition n’aura qu’un impact limité car, dans la pratique, le tarif de la mise en relation importe moins que le prix de la communication après cette mise en relation. Par ailleurs, lorsque l’appel sera passé depuis un mobile, l’opérateur de téléphonie pourra, outre le prix du service lui-même, continuer à facturer le prix de la communication, à condition que celle-ci soit décomptée du forfait (si ce dernier n’est pas épuisé), et non plus le décompter systématiquement hors forfait comme le font certains opérateurs (article L.121-84-7).

Rien de neuf donc, autant dire tout de suite que l’effet d’annonce cache la forêt…

Source : Que Choisir

DGCCRF et lisibilité des offres tarifaires

24 septembre 2007 | Critique, Dans la presse, Les Tarifs | Commentaires fermés sur DGCCRF et lisibilité des offres tarifaires

Le dossier des Hotlines des Telecoms est l’occasion de pointer du doigt les problèmes de tarifications qui minent les 118.

DGCCRF et lisibilité des offres tarifairesMardi 25 septembre 2007, le gouvernement réunit opérateurs et consommateurs pour discuter d’une loi sur les tarifs d’assistance téléphonique et la durée minimale des contrats. Le principe d’une loi est acquis, son contenu reste à définir…

« Le principe de légiférer est acquis mais le contenu exact de la mesure n’est pas validé car il y a plusieurs hypothèses« . Luc Chatel s’est fendu lundi d’une interview à l’AFP pour dire que la table ronde de mardi avec les opérateurs téléphoniques et internet ,et les consommateurs garde bien son intérêt et que, contrairement à ce que laissent entendre les médias, les choix n’ont pas été faits.

Les choix ? On le sait, le secrétaire d’Etat à la Consommation a la ferme intention de faire baisser les prix des services d’assistance téléphonique aux clients. Il devrait obtenir gain de cause. En revanche, ses interlocuteurs semblent moins disposés à lui céder sur la question des contrats de 24 mois minimum. Le gouvernement souhaite que les abonnés puissent changer d’opérateurs plus rapidement.

La réunion de mardi sera aussi l’occasion de « présenter dans le détail le bilan des 21 engagements » pris il y a deux ans par les opérateurs, comme par exemple la lisibilité de leurs offres tarifaires. La DGCCRF, le gendarme de la concurrence, va également faire un point sur le nombre de plaintes recensées au cours du premier semestre 2007. Parmi les autres thèmes abordés mardi : les tarifs de mise en relation et les surtaxes vers les numéros spéciaux, y compris les 118 (renseignements téléphoniques).

Source : LCI.fr

Depuis leur lancement les tarifs des 118 flambent

7 septembre 2007 | Critique, Dans la presse, Les acteurs du 118 | Commentaires fermés sur Depuis leur lancement les tarifs des 118 flambent

Une enquête dévoile les dessous de la hausse

Une enquête dévoile les dessous de la hausse des tarifs des numéros 118Un an et demi après l’ouverture à la concurrence du service des renseignements téléphoniques, quatre prestataires sur la vingtaine recensée sortent du lot. Le 118 218 se taille la part du lion, suivi par France Telecom (118712), le 118 000 et Pages Jaunes (118 008). Maisil est loin le temps où les successeurs du 12 promettaient des tarifs raisonnables.

Une enquête du magazine Que choisir? révèle que les tarifs des numéros en 118 -les renseignements- ont explosé en quelques mois. En effet, le prix de base d’un appel émis depuis un téléphone fixe s’établit à 1,12 contre 90 centimes avec le 12 (devenu le 118 711). Quant à ceux passés depuis un portable, ils atteignent souvent des tarifs plus élevés. Explications. « Nous avons passé 365 appels depuis un fixe ou un mobilevers les quatre prestataires qui tiennent le haut de l’affiche des renseignements« , commente Julien Dourgnon, directeur des études à Que choisir ? « Les prix pratiqués par rapport au 12sont plus élevés d’environ 25%. Et les tarifs sont encore plus élevés quand on appelle depuis un mobile. Ils varient de 1,54 à 2,15 selon les cas« .

Et d’ajouter : « A titre d’exemple, les appels vers le 118 218 depuis un mobile SFR ont connu deux augmentations en un an et demi. Comptez aujourd’hui 1,12 pour le service (numéro demandé) et 0,22 la minute de communication, alors que le prestataire spécifiait lors du lancement en avril 2006 que les 20 premières minutes de communications étaient gratuites. Et c’est la même chose pour les autres appels par 118« . « Ces augmentations sont passées inaperçues, poursuit ce spécialiste de la consommation, car il y a une totale opacité sur les tarifications. Les clients sont dans l’impossibilité de connaître le prix exact du service. Pour financer leur pub, les prestataires ont investi l’an dernier l’équivalent d’une année d’activité« . Ce qui a eu forcément une influence sur les tarifs. CQFD.

Source : La Provence

Pour l’UFC les 118 sont une arnaque

17 juillet 2007 | Associations, Baromètre 118, Critique, Dans la presse, Enquêtes & analyses, Les acteurs du 118, Les consommateurs, Les Services, Les Tarifs | 4 commentaires

UFCNotre revue de presse du 17 juillet renoue avec une actualité chargée pour les numéros 118 avec le communique de l’UFC Que Choisir. Il suffit de consulter une sélection des articles parus dans la presse pour cette seule journée. Retenons la site du 118 711 et commençons avec humour…

Après la pagaille, la note…

Parodie du 118 218

Ouverture à la concurrence du service de renseignement téléphonique : Un vrai fiasco !

Le test (1) rendu public aujourd’hui démontre que le consommateur est le grand perdant de l’arrivée des 118 et de la disparition du 12.

Des prix plus élevés depuis un fixe

Quel que soit le 118 testé, le prix du renseignement est supérieur ou égal à 1,12 euro contre 0,90 euro pour le 12 (devenu 118 711), soit une augmentation de 25 % pour une qualité de service similaire.

Des prix très élevés depuis les mobiles

Depuis un mobile, le prix d’un renseignement est compris entre 1,54 euro et 2,15 euros car, au tarif du 118 déjà plus cher que depuis un fixe, s’ajoute le prix d’une communication mobile au prix fort, parfois hors forfait et avec des paliers de facturation (1ère minute indivisible puis paliers de 30 secondes) comme chez Bouygues Télécom.

L’opacité tarifaire la plus totale

Le prix total du service est la somme d’une partie fixe à laquelle s’ajoute un prix au temps de communication (avec parfois une minute indivisible), auquel s’ajoute une surtaxe calculée aussi au temps qui peut-être soit dans, soit hors forfaits lorsque l’appel provient d’un mobile. Ainsi, les prix affichés ne correspondent jamais au prix réel du service.

L’arnaque de la mise en relation

A l’opacité des prix la plus totale sur le service de base, les opérateurs 118 ajoutent des pièges tarifaires absolument invisibles sur les services associés. La mise en relation est systématiquement gratuite mais la communication qui suit est surtaxée à 0.11, 0.22, ou 0.34 euro/minute selon l’opérateur. Ainsi, pour un consommateur abonné à SFR qui appelle le 118 000 puis accepte la mise en relation et téléphone 5 minutes, il lui en coûtera : le prix du service de renseignement et le prix de la communication mobile soit 2,15 euros puis après la mise en relation la surtaxe du 118 sur toute la durée de l’appel ainsi que le prix de la communication mobile sur cet appel, soit 3.97 euros pour un total de 6.15 euros et donc un prix/minute de 1.04 euro !!

Une valse d’augmentations de prix

Alors que tous les opérateurs avaient promis de modérer et de stabiliser leurs prix, tous, en catimini, font supporter aux consommateurs des hausses de prix à répétition. Le 118 218 a augmenté ses prix depuis un mobile SFR une première fois le 21/09/2006, puis une seconde fois le 30/04/2007 et depuis les mobiles Orange et Bouygues télécom aussi à deux reprises.

Le 15/02/2007, le prix depuis un fixe est passé de 1,12 euro l’appel à 1,12 euro + 0.225 euro/min et les 20 minutes de communication comprises après la mise en relation ont été supprimées. Au total, le 218 a augmenté 7 fois ses prix depuis novembre 2005 !! Idem pour le 712, le 000 ou bien encore le 008.

Opacité et roublardises tarifaires, niveau de prix élevé et en augmentation continuelle. Les opérateurs 118 ponctionnent sans réserve les consommateurs et dégradent la valeur même de ce service et de ce marché. L’UFC-Que Choisir demande à l’Autorité de Régulation (ARCEP) de faire le ménage et en attendant appelle les consommateurs à se tourner vers le 12, c’est-à-dire le 118 711, soigneusement maintenu dans l’ombre des campagnes publicitaires.

En savoir plus avec la suite du dossier de l’UFC : Les 118 en remettent un coût

Depuis leur lancement en novembre 2005, le tarif des appels vers les numéros en 118 a explosé, surtout lorsque l’on appelle d’un portable. La preuve par le test.

Il est loin le temps où les successeurs du 12 promettaient que leurs tarifs resteraient raisonnables. Moins de 2 ans après leur lancement, ces derniers ont flambé. Désormais, le prix de base d’un appel passé depuis un fixe s’établit à 1,12 euro, soit 25 % de plus que les 0,90 euro que facturait le 12 (devenu depuis le 118 711). Quant à ceux provenant d’un téléphone portable, ils atteignent de plus en plus souvent le palier tarifaire le plus élevé qui existe, soit 1,35 euro l’appel puis 0,34 euro la minute (118 000 et 118 008 notamment).

Et encore, ces tarifs ne reflètent que partiellement ce que paie le consommateur ! Pour avoir une idée plus précise du véritable coût des appels vers les 118, nous avons passé 350 appels vers les principaux services de renseignements (118 000, 118 008, 118 218 et 118 712) à partir de forfaits 1 heure des trois principaux opérateurs Orange, SFR et Bouygues Télécom. Puis, à partir des factures reçues, nous avons évalué le coût réel des appels en prenant en compte non seulement le prix du service (coût fixe à l’appel + coût à la minute), mais aussi l’« airtime », une surtaxe imposée par l’opérateur mobile correspondant au prix d’une communication. Le test a été reproduit depuis une ligne fixe France Télécom.

Le piège de la mise en relation

Notre test montre qu’une simple demande de renseignement, dès lors qu’elle est émise depuis un portable, peut facilement atteindre les 2 euros, voire les dépasser allègrement en cas de mise en relation. En effet, si ce service, qui permet au client de basculer directement vers le correspondant recherché sans avoir à composer son numéro, est proposé gratuitement par tous les 118, les minutes qui suivent, elles, sont souvent facturées au prix fort. Depuis un fixe, c’est le cas lorsque l’on passe par le 118 218 ou le 118 000, qui facturent respectivement 0,11 et 0,225 euro chaque minute de communication suivant la mise en relation (avec le 118 712 et le 118 008, le tarif normal est appliqué).

Depuis un portable, c’est encore pire, puisque les minutes de communication suivant la mise en relation sont toujours facturées au même prix que les précédentes. Résultat : si un abonné SFR qui appelle le 118 000 accepte d’être mis en relation, il paiera, pour chaque minute de communication qui suit, 0,34 euro (le tarif à la minute fixé par le 118 000), ainsi que l’« airtime » (soit 0,46 euro pour un forfait 1 heure à 28 euros, temps décompté de son forfait), soit un total de 80 centimes la minute. Pas étonnant dans ces conditions de constater que certains appels de moins de 6 minutes coûtent au client plus de 6 euros quand on y ajoute le prix incompressible de 1,35 euro !

L’opacité est de mise

Aucune indication en début d’appel et des publicités plutôt discrètes sur le sujet : tout est fait pour que le client ne se rende pas compte de ce qu’il paie réellement. Et il ne faut pas compter sur la facture pour s’y retrouver, chaque opérateur agissant à sa guise. Alors que Orange et SFR décomptent l’« airtime » des forfaits, celle-ci est systématiquement calculée hors forfait chez Bouygues au prix de 0,34 euro/min. Quant aux pas de facturation, ce n’est pas mieux : alors qu’Orange calcule tout à la seconde, chez Bouygues, la communication est facturée par paliers de 30 secondes et chez SFR, on mixe les deux : l’« airtime » à la seconde, le prix du service par tranches de 30 secondes. De là à penser que ce manque de clarté servirait à cacher des tarifs élevés, il n’y a qu’un pas.

Facturation

Orange et le 118 000 : le couac

La facturation des numéros en 118 est tellement compliquée que même les experts peuvent s’emmêler les pinceaux. La preuve : sur notre facture Orange mobile, nous avons constaté que les appels vers le 118 000 étaient systématiquement moins chers que le tarif officiel. Plutôt bizarre ! En fait, si Orange et le 118 000 reconnaissent une erreur de facturation, ils renvoient la responsabilité sur un intermédiaire qui, fin mai, aurait demandé à Orange de modifier le tarif et ce, sans ordre du 118 000. Si elle a bénéficié aux consommateurs, cette erreur montre bien que la facturation est loin d’être sûre à 100 % et que le client devrait pouvoir facilement vérifier si ce qu’il paie correspond bien au tarif affiché, ce qui est loin d’être le cas. Pour ce problème précis, tout devait rentrer dans l’ordre début juillet…

(1) 365 appels ont été passés depuis un fixe et un mobile (orange, BT et SFR). Ces appels ont été passés vers le 118 000, le 118 218, le 118 712 et le 118 008. Ces opérateurs couvrent plus de 90 % du marché.

Lire le communiqué de l’UFC Que Choisir

Les résultats du test réalisé par Que Choisir

Renseignements : le fiasco des 118

17 juillet 2007 | Associations, Critique, Dans la presse, Les acteurs du 118, Les consommateurs, Les Services, Les Tarifs | Commentaires fermés sur Renseignements : le fiasco des 118

L’Express a eu la gentillesse de nous citer parmi leurs ressources et je les en remercie.

Les renseignements téléphoniques sont devenus plus chers depuis l'arrivée des numéros 118 et la disparition du 12.L’article de l’Express : Selon une étude de l’UFC-Que choisir rendue publique aujourd’hui, les renseignements téléphoniques sont devenus plus chers depuis l’arrivée des numéros 118 et la disparition du 12.

« Opacité et roublardises tarifaires, niveau de prix élevé et en augmentation continuelle« : après la déferlante de publicités pour les fameux 118, les consommateurs vont vite déchanter. D’après l’enquête publiée ce mardi par l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, les numéros de renseignement téléphonique se révèlent plus coûteux que l’ancien 12.

« Quel que soit le 118 testé, le prix du renseignement est supérieur ou égal à 1,12 euro, contre 0,90 euro pour le 12« , selon le communiqué de presse de l’association. Depuis les mobiles, c’est encore pire, « entre 1,54 euro et 2,15 euros« .

Pièges tarifaires invisibles

En outre, « les prix affichés ne correspondent jamais au prix réel du service« , dénonce l’UFC-Que Choisir, qui souligne les « pièges tarifaires absolument invisibles sur les services associés« . Ainsi, la mise en relation est-elle systématiquement gratuite, mais la communication qui suit est surtaxée, selon des taux variables en fonction des opérateurs, de 0,11 à 0,34 euro par minute.

« Les opérateurs 118 ponctionnent sans réserve les consommateurs« , conclut l’association, qui demande à l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) de « faire le ménage« . En attendant, l’UFC-Que Choisir « appelle les consommateurs à se tourner vers le 12, c’est-à-dire le 118 711, soigneusement maintenu dans l’ombre des campagnes publicitaires« .

Source : l’Express

L’UFC dénonce « l’arnaque » des renseignements en 118

17 juillet 2007 | Associations, Critique, Dans la presse, Les acteurs du 118, Les consommateurs, Les Services, Les Tarifs | 1 commentaire

Le consommateur est L’article de l’agence Reuters : PARIS (Reuters) – Le consommateur est « le grand perdant » de la libéralisation du service de renseignement téléphonique en France où le numéro 12 a été remplacé en novembre 2005 par des 118, assure l’UFC-Que Choisir.

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Bilan des numéros en 118 : un « vrai fiasco » pour UFC-Que Choisir

17 juillet 2007 | Associations, Critique, Dans la presse, Les acteurs du 118, Les consommateurs, Les Services, Les Tarifs | Commentaires fermés sur Bilan des numéros en 118 : un « vrai fiasco » pour UFC-Que Choisir

L’article de la Tribune : Moins de deux ans après l’ouverture à la concurrence des renseignements téléphoniques, l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir parle d' »un vrai fiasco » et appelle les autorités à « faire le ménage ».

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