Le 118 218 force France Telecom à faire des concessions

10 avril 2006 | 118 218, Bases de données, Business, Dans la presse, France Telecom, Le Numéro, Pages Jaunes Numero | Commentaires fermés sur Le 118 218 force France Telecom à faire des concessions

Après la plainte du 118.218 « Le Numéro » contre France Telecom et sa filiale les Pagesjaunes auprès du Conseil de la Concurrence, ces derniers s’engagent à faciliter l’accès à leurs bases de données.

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Annuaire universel : tableau de bord ARCEP avril 2006

5 avril 2006 | Annonces, Baromètre 118, Bases de données, Enquêtes & analyses | 1 commentaire

L’Autorité publie les chiffres au 5 avril 2006 du tableau de bord de l’annuaire universel. Une très légère progression est enregistrée pour les abonnés à la téléphonie mobile, mais le taux d’inscrits reste toujours très marginal, atteignant à peine 1,4 % sur le périmètre des opérateurs considérés (1,3 % un mois auparavant).

Cette faible proportion moyenne de numéros inscrits recouvre toujours des situations très contrastées entre opérateurs. Ainsi, le nombre de numéros inscrits sur la liste d’abonnés fournie par SFR (plus de 500.000) est très nettement supérieur à celui correspondant aux listes des deux autres principaux opérateurs de téléphonie mobile, Bouygues Telecom et Orange France, pour lesquels le nombre d’inscrits n’atteint pas 20.000.

Tableau de bord de l’annuaire universel – 5 avril 2006

La création de cet Observatoire a été décidée par l’ARCEP, à l’automne 2005, eu égard au retard alors constaté dans la mise en place de l’annuaire universel et au caractère très incomplet de certaines de ses composantes.

Or, il convient de rappeler que :

  • tout abonné à un service téléphonique, fixe ou mobile, a le droit de faire figurer gratuitement son numéro de téléphone dans l’annuaire universel, que proposent les sociétés d’annuaires et les fournisseurs de services de renseignement ;
  • les opérateurs, de leur côté, doivent informer chaque abonné de ses droits et le mettrent en mesure de les exercer ;
  • les opérateurs sont également tenus de communiquer les données de chaque abonné à tous les éditeurs d’annuaires et à tous les fournisseurs de services de renseignements qui leur en font la demande. Cependant, les données d’un abonné ne sont pas communiquées lorsque celui-ci s’y oppose. Dans le cas particulier des abonnés de téléphonie mobile, le consentement explicite de chaque abonné est requis comme préalable à la communication de ses données.

Le tableau de bord de l’annuaire universel présente, pour un ensemble d’opérateurs(1) de taille significative sur le marché français, les informations suivantes :

  • nombre de numéros de téléphone (ordre de grandeur) inscrits dans la liste de l’annuaire universel,
  • pourcentage de numéros inscrits sur cette liste par rapport au nombre total de numéros,
  • pourcentage de numéros pour lesquels les abonnés ont refusé de figurer sur la liste par rapport au nombre total de numéros,
  • état de la mise à disposition de la liste de l’opérateur auprès des éditeurs et des fournisseurs de services de renseignement.

Cette quatrième édition du tableau de bord mensuel de l’annuaire universel présente un état des lieux dans la seconde quinzaine de mars 2006.

Les résultats constatés

Tableau de bord de l’annuaire universel - 5 avril 2006

Les évolutions constatées au mois de mars font apparaître certains progrès en matière de mise à disposition des listes ainsi qu’une très légère progression des taux de numéros inscrits sur ces listes.

En matière de cession de liste

De façon générale, le nombre d’opérateurs ayant effectivement communiqué leur liste d’abonnés à des éditeurs a progressé. En particulier, quatre opérateurs ont désormais cédé ces listes à plusieurs éditeurs. En revanche, cinq opérateurs figurant dans le tableau de bord n’ont encore cédé leur liste de manière effective à aucun éditeur.

En matière de taux d’inscription au sein des listes

Une très légère progression est enregistrée pour les abonnés à la téléphonie mobile, mais le taux d’inscrits reste toujours très marginal, atteignant à peine 1,4 % sur le périmètre des opérateurs considérés (1,3 % un mois auparavant). Cette faible proportion moyenne de numéros inscrits recouvre toujours des situations très contrastées entre opérateurs. Ainsi, le nombre de numéros inscrits sur la liste d’abonnés fournie par SFR (plus de 500.000) est très nettement supérieur à celui correspondant aux listes des deux autres principaux opérateurs de téléphonie mobile, Bouygues Telecom et Orange France, pour lesquels le nombre d’inscrits n’atteint pas 20.000.

Par comparaison, le pourcentage de numéros inscrits sur les listes d’abonnés à la téléphonie fixe sur le périmètre des opérateurs considérés se situe au-delà de 70 % dans un contexte réglementaire au demeurant différent.

Annexes

Avertissements

Les informations que présente le tableau de bord de l’annuaire universel doivent être interprétées avec prudence en prenant en compte notamment les éléments de contexte suivants :

  • Le tableau de bord est réalisé à partir des déclarations des acteurs. Ces déclarations n’ont pas fait l’objet d’une validation formelle par l’Autorité, qu’elles n’engagent donc pas.
  • Afin de préserver le caractère confidentiel de certaines informations, les données relatives à chaque opérateur sont publiées sous forme d’intervalles. Le format de publication est néanmoins assez fin pour permettre d’apprécier le degré d’avancement du dispositif pour cet opérateur et son inscription dans le panorama global.
  • Les opérateurs fixes et mobiles ne sont pas soumis aux mêmes contraintes légales et réglementaires en matière d’inscription dans les annuaires. Ainsi, passé un certain délai, en l’absence de choix exprimé par l’abonné, les numéros attribués par les opérateurs fixes sont inscrits automatiquement dans les annuaires, ce qui n’est pas le cas des numéros attribués par les opérateurs mobiles.
  • De nombreux opérateurs n’attribuent pas directement leurs numéros aux abonnés, mais par l’intermédiaire de distributeurs et n’ont pas encore à ce stade intégré les informations en provenance de ces opérateurs intermédiaires.
  • Les numéros des abonnés ayant opté pour la présélection restent enregistrés dans la liste constituée par France Télécom, et ne sont donc pas pris en compte dans la liste des opérateurs présélectionnés.
  • Dans le cas de numéros portés, c’est le nouvel opérateur qui doit inscrire les numéros concernés sur la liste d’abonnés.
  • Le tableau de bord s’appuie sur le nombre de numéros inscrits par un opérateur donné dans l’annuaire, ce qui ne reflète qu’indirectement le nombre d’abonnés de cet opérateur inscrits à l’annuaire. A titre d’exemple, dans le cas d’une entreprise, il est possible que seuls quelques numéros soient inscrits, et non l’ensemble des numéros relatifs aux lignes directes de ses employés.
  • De même, il convient d’être prudent dans les comparaisons entre opérateurs. Il existe de nombreux cas spécifiques. Par exemple, les utilisateurs qui disposent à la fois d’un numéro affecté par un opérateur fixe et d’un numéro affecté par un opérateur mobile peuvent ne désirer mentionner qu’un de ces numéros dans les annuaires.

(1) Il s’agit d’opérateurs attributaires de numéros et qui affectent aux abonnés tout ou partie de ces numéros, directement ou par l’intermédiaire d’un distributeur. Certaines évolutions ultérieures du format du tableau de bord sont envisageables, notamment son extension à d’autres acteurs.

Tableau de bord [PDF]

Source : ARCEP [communiqué en ligne]

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Bruxelles réclame à la France un service universel télécoms des régions

4 avril 2006 | Bases de données, Business, Dans la presse | Commentaires fermés sur Bruxelles réclame à la France un service universel télécoms des régions

La Commission européenne va demander à Paris de modifier sa législation. France Télécom est aujourd’hui le seul en mesure de proposer le service universel.

Il y a un an, presque jour pour jour, France Télécom se voyait attribuer, par trois décrets du ministère de l’Economie et des Finances, la charge du service universel français en matière de télécommunications, pour des durées variant de deux à quatre ans (selon les composantes).

Ce service universel est garanti par une directive européenne de 2002, qui vise à maintenir un accès minimal des citoyens aux moyens de communiquer (cabines, annuaire, abonnement social, etc.). Et ce, du fait de l’ouverture à la concurrence du marché des télécoms.

Dans l’Hexagone, il n’y avait eu aucun suspens sur le nom du lauréat de l’appel à candidatures. En effet, France Télécom avait été le seul à soumettre son dossier. Le fait que le service universel nécessite une présence sur tout le territoire – DOM inclus – expliquait que l’opérateur historique fût le seul en lice.

Ce qui ferait tiquer, aujourd’hui, la Commission européenne. SelonLes Echos, Bruxelles demanderait à la France d’attribuer le service universel sur une base régionale et non nationale, afin de permettre à d’autres opérateurs de se porter candidats. La directive « service universel » précise en effet, dans son article 8, que« lorsque les États membres désignent des entreprises pour remplir des obligations de service universel sur tout ou partie du territoire national, ils ont recours à un mécanisme de désignation efficace, objectif, transparent et non discriminatoire qui n’exclut a priori aucune entreprise ».

Des concurrents de France Télécom avaient réagi à l’époque, par la voix de l’Afors (Association française des opérateurs de réseaux et de services de télécommunications), estimant dans un commentaire envoyé à Bruxelles, que les critères français excluaient« la candidature de tout opérateur tiers ».

Pomme de discorde

Toujours selon le quotidien économique, la Commission va envoyer à Paris aujourd’hui, mardi 4 avril, un « avis motivé » pour lui demander de modifier sa loi transposant le texte européen. Une mise en demeure aurait déjà été envoyée en juillet, sans suite. L’avis motivé précède une possible procédure d’infraction devant la justice européenne, en cas de non réponse des autorités françaises. Personne, à Bercy, n’était disponible pour nous indiquer la position de la France sur ce dossier. La Finlande et la Hongrie, qui ont également reçu des mises en demeure, ont annoncé leur intention de se mettre en conformité.

Le service universel est, depuis son apparition, une véritable pomme de discorde entre France Télécom et les opérateurs alternatifs. Ces derniers n’en finissent plus de contester, recours juridiques à l’appui, les sommes qu’ils doivent verser au titre de son financement. L’Afors estime que les contributions réclamées depuis 1997 sont excessives, et ses membres réclament donc« le remboursement des sommes indûment versées » entre 1997 et 2002.

Source : L’Express.fr

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Le 118 000 porte plainte contre Orange

11 mars 2006 | 118 000, 118 218, Bases de données, Dans la presse, France Telecom, Le Numéro, Telegate France | Commentaires fermés sur Le 118 000 porte plainte contre Orange

France Télécom est attaqué de toutes parts par les nouveaux services de renseignements téléphoniques.

Tous contre France Télécom ! Après la saisine du 118 218 du Conseil de la concurrence contre l’opérateur historique, c’est au tour du 118 000 (Telegate) de porter plainte contre Orange.

Selon les Echos, le service de renseignements téléphoniques estime que la filiale mobile vend trop cher ses numéros de téléphone aux éditeurs. « Ce tarif est excessif, et considérablement plus élevé que celui auquel France Télécom vend les numéros du téléphone fixe. Orange nous demande de contribuer au coût de collecte des numéros, ce qui est contraire à la jurisprudence européenne« , se plaint Charles Tonlorenzi, dg de Telegate France, cité par le quotidien.

L’Arcep, le régulateur des télécoms devrait se prononcer sur cette question avant la fin du mois de mai.

En janvier dernier, le 118 218 (The Number) a saisi le Conseil de la Concurrence. Il reproche à l’opérateur historique de pratiquer une rétention de ses données.

Explication : les utilisateurs du service de renseignements de France Télécom ont accès à plus d’informations que ceux utilisant des services concurrents. Par exemple, pour une société ayant plusieurs numéros, le service de France Télécom pourra communiquer l’affectation de chaque numéro alors que ses concurrents ne pourront pas le faire. Par ailleurs, le 118 218 indique n’avoir accès qu’aux raisons sociales des entreprises et pas à leurs noms commerciaux. Difficile alors de répondre à la demande d’un consommateur.

Dans un communiqué, le service de renseignements explique que des constats répétés et certifiés par huissier ont mis en évidence des inégalités manifestes de traitement des différents acteurs selon qu’ils appartiennent ou non au Groupe France Télécom.

Conséquence : « cette discrimination pénalise les nouveaux acteurs dans leurs réponses aux demandes des consommateurs, que ce soit pour obtenir les numéros de certains services commerciaux (garages, restaurants…) ou administratifs (par exemple le numéro du Conseil de
la Concurrence, du Ministère de l’Intérieur ou des Assédic…), voire de certains numéros de particuliers
« .

Et de poursuivre : « ces pratiques constituent un abus de position dominante, du fait de la discrimination introduite entre les opérateurs de renseignements téléphoniques faisant partie du Groupe France Télécom et les autres« .

Interrogé, Bruno Massiet du Biest, directeur général du 118 218 souligne que ces pratiques « nous obligent à mettre en place des moyens importants pour combler le différentiel d’informations. Nous devons ainsi collecter ou acheter à l’extérieur les informations manquantes. Ce qui nous a déjà coûté plusieurs centaines de milliers d’euros voire un million d’euros ».

« On ne peut pas continuer ainsi. D’autant plus que France Télécom a l’obligation de nous livrer une base complète. Le décret est à ce sujet très précis. Pour autant, l’opérateur historique ne répond pas à ces obligations, créant de fait une situation déloyale« .

Le 118 218 demande donc au Conseil de la concurrence des mesures conservatoires pour obtenir la cessation immédiate de ces « pratiques discriminatoires« . « Nous exigeons d’avoir accès à la même base que celle utilisée par les filiales du groupe France Télécom« , tonne Bruno Massiet du Biest.

Source : Silicon.fr

L’annuaire universel progresse à – très – petits pas

9 mars 2006 | Bases de données, Dans la presse | Commentaires fermés sur L’annuaire universel progresse à – très – petits pas

L’Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes (ARCEP) vient de publier la troisième édition de son tableau de bord de l’annuaire universel.

Réalisé à partir des déclarations des opérateurs, ce tableau de bord montre un quasi stagnation des inscriptions des abonnés mobiles avec un pourcentage d’inscrit de seulement 1,3%, contre 1,2% un mois plus tôt. De quoi réjouir les sociétés 118 218 Le Numéro, neuf cegetel et Nokia qui viennent tout juste de lancer une opération de recueil des numéros mobiles, pas totalement désintéressée pour leurs notoriétés et leurs affaires.

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Annuaire universel : L’ARCEP publie son tableau de bord mensuel

7 mars 2006 | Annonces, Baromètre 118, Bases de données, Enquêtes & analyses | 1 commentaire

L’ Autorité publie les chiffres au 6 mars du tableau de bord de l’annuaire universel. Cette troisième édition du tableau de bord mensuel de l’annuaire universel présente un état des lieux dans la seconde quinzaine de février 2006.

En matière de taux d’inscription au sein des listes d’annuaire, une légère progression est enregistrée pour les abonnés à la téléphonie mobile, mais le taux d’inscrit reste toujours très marginal, atteignant à peine 1,3% sur le périmètre des opérateurs considérés (1,2% un mois auparavant). Cette faible proportion moyenne de numéros inscrits recouvre toujours des situations très contrastées entre opérateurs.

Ainsi, le nombre de numéros inscrits sur la liste d’abonnés fournie par SFR (plus de 500.000) est très nettement supérieur à celui correspondant aux listes des deux autres principaux opérateurs de téléphonie mobile, Bouygues Telecom et Orange France, pour lesquels le nombre d’inscrits n’atteint pas 20.000. Par comparaison, le pourcentage de numéros inscrits sur les listes d’abonnés à la téléphonie fixe sur le périmètre des opérateurs considérés se situe au-delà de 70 % – dans un contexte réglementaire au demeurant différent.

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Neuf Cegetel, Nokia et 118.218 créent « l’Annuaire des mobiles pour tous »

2 mars 2006 | 118 218, Bases de données, Dans la presse, Le Numéro, Les Services | Commentaires fermés sur Neuf Cegetel, Nokia et 118.218 créent « l’Annuaire des mobiles pour tous »

Neuf Cegetel, Nokia et le 118.218 créent « l’Annuaire des mobiles pour tous ! »

A travers cette association, le premier opérateur alternatif français, l’équipementier finlandais et le service de renseignements téléphoniques entendent « promouvoir la création d’un véritable annuaire sécurisé pour tous les numéros mobiles français ».

En France, la mise en Å“uvre de l’annuaire universel piétine : Si le pourcentage de numéros inscrits sur les listes d’abonnés dépasse 70% côté fixe, il plafonne à 1% côté mobile, selon les chiffres publiés par l’Arcep en janvier 2006.

Or, conformément au décret paru le 13 juin 2005, les opérateurs actifs en France sont censés céder leurs listes d’abonnés aux éditeurs d’annuaires et aux fournisseurs de services de renseignements téléphoniques qui en font la demande.

Parallèlement, les opérateurs sont dans l’obligation d’informer leurs clients de leurs droits, à savoir : « Faire paraître gratuitement dans les annuaires leurs numéros et leurs coordonnées, ou en restreindre l’usage ».

Considérant que les opérateurs tardent à réagir alors que « 51% des Français sont favorables à la création d’un annuaire des numéros mobiles », (TNS-Sofrès pour 118.218 Le Numéro), l’association collecte les numéros de tous ceux qui souhaitent être inscrits « dans un véritable annuaire des mobiles ».

Les numéros inscrits dans « lannuairedesmobilespourtous.fr » seront librement communiqués à ceux qui le demandent par le 118.218. A travers le service « Discreto », l’association offre également la possibilité aux utilisateurs de s’inscrire dans l’annuaire sans que leurs numéros soient divulgués.

Source : NetEco

Les annuaires suscitent les convoitises

11 février 2006 | Allô Bottin, Bases de données, Business, Dans la presse, Pages Jaunes Numero | Commentaires fermés sur Les annuaires suscitent les convoitises

Malgré la montée en puissance des moteurs de recherche sur Internet et la multiplication des journaux gratuits en région, les éditeurs sont en bonne santé.

Les adresses Internet, les numéros de téléphone mobile et fixe des Français valent de l’or, comme le démontrent la bataille commerciale pour les renseignements téléphoniques et la prudence des opérateurs de téléphone mobile à donner les coordonnées de leurs abonnés (nos éditions d’hier). C’est aussi une véritable manne publicitaire pour les éditeurs présents sur ce marché.

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L’annuaire universel progresse toujours lentement

8 février 2006 | 118 218, Bases de données, Enquêtes & analyses, Le Numéro | Commentaires fermés sur L’annuaire universel progresse toujours lentement

L’Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes (ARCEP) vient de publier la seconde édition de son tableau de bord de l’annuaire universel.

Réalisé à partir des déclarations des opérateurs, ce tableau de bord ne rend pas compte de la qualité des informations fournies, comme l’indique la récente plainte du fournisseur de services de renseignements téléphoniques « 118 218 LE NUMERO » qui vient de saisir le Conseil de la Concurrence concernant la qualité de la base de données-annuaire « brute » commercialisée par le Groupe France Télécom.

Le régulateur constate quelques progrès, notamment dans les inscriptions des abonnés mobiles mais regrette que cette évolution soit lente, avec un taux d’abonné mobile inscrit de seulement 1,2%.

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Annuaire universel : L’ARCEP publie son tableau de bord mensuel

7 février 2006 | Annonces, Baromètre 118, Bases de données, Enquêtes & analyses | Commentaires fermés sur Annuaire universel : L’ARCEP publie son tableau de bord mensuel

Annuaire universel – 6 février : légère progression des inscriptions pour les abonnés mobiles mais le taux d’inscrits reste toujours marginal atteignant à peine 1,2%.

La deuxième édition du tableau de bord mensuel de l’annuaire universel présente un état des lieux à fin janvier 2006 de la mise en place de cet annuaire.

Tableau de bord de l’annuaire universel – 6 février 2006

Rappel

La création de cet Observatoire a été décidée par l’ARCEP, à l’automne 2005, eu égard au retard alors constaté dans la mise en place de l’annuaire universel et au caractère très incomplet de certaines de ses composantes.

Or, il convient de rappeler que :

  • tout abonné à un service téléphonique, fixe ou mobile, a le droit de faire figurer gratuitement son numéro de téléphone dans l’annuaire universel, que proposent les sociétés d’annuaires et les fournisseurs de services de renseignement ;
  • les opérateurs, de leur côté, doivent informer chaque abonné de ses droits et le mettrent en mesure de les exercer ;
  • les opérateurs sont également tenus de communiquer les données de chaque abonné à tous les éditeurs d’annuaires et à tous les fournisseurs de services de renseignements qui leur en font la demande. Cependant, les données d’un abonné ne sont pas communiquées lorsque celui-ci s’y oppose. Dans le cas particulier des abonnés de téléphonie mobile, le consentement explicite de chaque abonné est requis comme préalable à la communication de ses données.

Le tableau de bord de l’annuaire universel présente, pour un ensemble d’opérateurs(1) de taille significative sur le marché français, les informations suivantes :

  • nombre de numéros de téléphone (ordre de grandeur) inscrits dans la liste de l’annuaire universel,
  • pourcentage de numéros inscrits sur cette liste par rapport au nombre total de numéros,
  • pourcentage de numéros pour lesquels les abonnés ont refusé de figurer sur la liste par rapport au nombre total de numéros,
  • état de la mise à disposition de la liste de l’opérateur auprès des éditeurs et des fournisseurs de services de renseignement.

Cette deuxième édition du tableau de bord mensuel de l’annuaire universel présente un état des lieux à fin janvier 2006.

Les résultats constatés

Tableau de bord de l’annuaire universel - 6 février 2006

Les évolutions constatées au mois de janvier font apparaître quelques progrès du point de vue :

  • de l’état de mise à disposition de ces listes par les opérateurs auprès des éditeurs
  • et du nombre de numéros figurant sur les listes d’abonnés.

Toutefois, ces évolutions ne modifient pas encore sensiblement le tableau d’ensemble.

En matière de cession de liste

On relèvera que ne figurent plus, parmi les acteurs interrogés, d’opérateurs ne disposant pas d’une offre destinée aux éditeurs.

Toutefois, le nombre de listes effectivement cédées à des éditeurs n’a pas sensiblement augmenté et la plupart des opérateurs n’ont à ce jour pas encore cédé leurs listes d’abonnés, ou ont limité la cession à seulement un ou deux éditeurs ou fournisseur de services de renseignements.

En matière de taux d’inscription au sein des listes

Une légère progression est enregistrée pour les abonnés à la téléphonie mobile, mais le taux d’inscrit reste toujours très marginal, atteignant à peine 1,2% (1,0% un mois auparavant). Il est en outre remarquable que cette faible proportion moyenne de numéros inscrits recouvre des situations très contrastées entre opérateurs. Ainsi, le nombre de numéros inscrits sur la liste d’abonnés fournie par SFR (plus de 500.000) est très nettement supérieur à celui correspondant aux listes des deux autres principaux opérateurs mobile, Bouygues Telecom et Orange France, pour lesquels le nombre d’inscrits n’atteint pas 20.000.

Par comparaison, le pourcentage de numéros inscrits sur les listes d’abonnés à la téléphonie fixe dépasse 70 % – dans un contexte réglementaire au demeurant différent.

Annexes

Avertissements

Les informations que présente le tableau de bord de l’annuaire universel doivent être interprétées avec prudence en prenant en compte notamment les éléments de contexte suivants :

  • Le tableau de bord est réalisé à partir des déclarations des acteurs. Ces déclarations n’ont pas fait l’objet d’une validation formelle par l’Autorité, qu’elles n’engagent donc pas.
  • Afin de préserver le caractère confidentiel de certaines informations, les données relatives à chaque opérateur sont publiées sous forme d’intervalles. Le format de publication est néanmoins assez fin pour permettre d’apprécier le degré d’avancement du dispositif pour cet opérateur et son inscription dans le panorama global.
  • Les opérateurs fixes et mobiles ne sont pas soumis aux mêmes contraintes légales et réglementaires en matière d’inscription dans les annuaires. Ainsi, passé un certain délai, en l’absence de choix exprimé par l’abonné, les numéros attribués par les opérateurs fixes sont inscrits automatiquement dans les annuaires, ce qui n’est pas le cas des numéros attribués par les opérateurs mobiles.
  • De nombreux opérateurs n’attribuent pas directement leurs numéros aux abonnés, mais par l’intermédiaire de distributeurs et n’ont pas encore à ce stade intégré les informations en provenance de ces opérateurs intermédiaires.
  • Les numéros des abonnés ayant opté pour la présélection restent enregistrés dans la liste constituée par France Télécom, et ne sont donc pas pris en compte dans la liste des opérateurs présélectionnés.
  • Dans le cas de numéros portés, c’est le nouvel opérateur qui doit inscrire les numéros concernés sur la liste d’abonnés.
  • Le tableau de bord s’appuie sur le nombre de numéros inscrits par un opérateur donné dans l’annuaire, ce qui ne reflète qu’indirectement le nombre d’abonnés de cet opérateur inscrits à l’annuaire. A titre d’exemple, dans le cas d’une entreprise, il est possible que seuls quelques numéros soient inscrits, et non l’ensemble des numéros relatifs aux lignes directes de ses employés.
  • De même, il convient d’être prudent dans les comparaisons entre opérateurs. Il existe de nombreux cas spécifiques. Par exemple, les utilisateurs qui disposent à la fois d’un numéro affecté par un opérateur fixe et d’un numéro affecté par un opérateur mobile peuvent ne désirer mentionner qu’un de ces numéros dans les annuaires.

(1) Il s’agit d’opérateurs attributaires de numéros et qui affectent aux abonnés tout ou partie de ces numéros, directement ou par l’intermédiaire d’un distributeur. Certaines évolutions ultérieures du format du tableau de bord sont envisageables, notamment son extension à d’autres acteurs.

Tableau de bord [PDF]

Source : ARCEP (communiqué en ligne)

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