La fin du Minitel : 3615 adieu

29 juin 2012 | Annonces, Dans la presse, France Telecom | Commentaires fermés sur La fin du Minitel : 3615 adieu

Revue de presse « Spécial Fin du Minitel »

MinitelAprès trente années de bons et loyaux services, le minitel tire demain à minuit sa révérence. France Télécom tourne une page technologique en mettant fin au X 25, le réseau par lequel les services transitaient. Plébiscité par les Français, le minitel a connu un véritable succès dans le pays avant de se faire voler la vedette par l’internet. Sa mort avait été annoncée une première fois il y a deux ans. Mais devant le tollé, France Télécom s’était ravisée. Cette fois, c’est bel et bien terminé.

Peut-être faisiez-vous partie de ceux qui croyaient que le minitel était déjà mort et enterré. 400.000 irréductibles l’utilisaient encore en ce début d’année. Certains parcequ’ils n’ont pas accès à l’ADSL, d’autres par habitude notamment les personnes âgées : « l’utilisation est simple, pratique, rapide, on ne se fait pas embêter par la publicité » témoigne Gérard Neyret, un retraité de 80 ans. « C’est beaucoup plus pratique que l’internet. »

Pour ces inconditionnels du minitel, France Télécom a créé il y a deux ans un service d’une centaine de personnes chargées de gérer en douceur la transition vers l’internet. Cela concerne également les professionnels, les agriculteurs, les buralistes ou encore les chaînes de supermarchés, comme Casino, qui utilisaient encore les services du 3615 pour passer des commandes ou même les médecins pour télétransmettre les feuilles de soins. Le minitel, un compagnon de route durant 30 ans…

Lancé pour informatiser la France, le minitel est d’abord un annuaire électronique quand il intègre les foyers français le 30 juin 1982.

Il connait un vif succès qui culmine au milieu des années 90 avec six millions de terminaux et 25 millions d’utilisateurs. Le réseau passe par les lignes téléphoniques. Pour se connecter il suffit de taper les fameux codes 3515, 3611 ou encore 3617.

« Le minitel devait être simple d’utilisation et intégrer rapidement les foyers français » explique Bernard Marti, l’un de ses inventeurs. « C’est la raison pour laquelle les terminaux ont été distribués gratuitement et qu’il n’y avait pas de code secret pour naviguer d’un service à un autre comme en Allemagne ou en Angleterre », précise l’ingénieur.
Pas de mot de passe donc, une navigation libre. Et un système de financement très rentable grâce à la surfacturation à la minute. Plus la consultation est longue, plus la facture grimpe ce qui fait la fortune des services du minitel rose, le plus connu 3615 ULLA édité par AGL. Laurent Barbeau, l’un de ses directeurs, se souvient : » Le minitel nous rapportait de l’argent dès la première minute de connexion. Les années fastes, le chiffre d’affaire montait à 180 millions de francs (27 M d’euros) pour un coût de 30 millions ».

Des grands noms de l’internet font fortune avec le minitel rose comme Xavier Niel, le fondateur de Free. Les journaux aussi comme le Nouvel Obs avec son 3615 ALINE ou Libération.Le minitel a-t-il vraiment retardé l’arrivée de l’internet ?
Cette affirmation a le don d’énerver Benjamin Thierry, co-auteur avec Valérie Schaffer de Le Minitel, l’enfance numérique de la France aux éditions Cigres.
Selon cet universitaire, il a au contraire préparé les Français à l’arrivée du web grâce à l’utilisation du clavier, de l’écran : »grâce à la messagerie, à la vente par correspondance, aux tchats, aux peudonymes. Il a inventé les termes de « navigation » ou encore de « page ». »

800.000 appareils sont encore aujourd’hui en circulation. Si vous ne savez pas quoi faire de votre vieux minitel, vous pouvez le recycler. Il vous suffit de l’amener dans un magasin Orange. 90% du matériel sont réutilisés, notamment le plastique en pare-choc de voiture.

Source : France Info

Le Minitel, « faux frère » d’Internet, ferme définitivement

29 juin 2012 | Annonces, Dans la presse, France Telecom | Commentaires fermés sur Le Minitel, « faux frère » d’Internet, ferme définitivement

MinitelLancé en 1981 en Ille-et-Vilaine, puis en 1982 dans le reste de la France, le Minitel sera définitivement inutilisable samedi 30 juin. Avec l’arrêt du protocole X.25 et du réseau Transpac, initialement prévu pour le 30 septembre 2011, puis retardé à juin 2012, c’est une page de l’histoire française des télécommunications qui se tourne. Transpac tire sa révérence au profit d’Internet et du protocole TCP/IP, un réseau différent aussi bien en termes d’économie que d’infrastructure.

UN MODÈLE ÉCONOMIQUE SÛR POUR LES FOURNISSEURS DE SERVICES

Le modèle économique du Minitel était établi en fonction du nombre d’utilisateurs connectés à un service : c’est le système kiosque. La tarification correspondait directement au numéro tapé par l’utilisateur, 36 11, 36 13, 36 14 ou 36 15, de 0,02 à 1,41 euro par minute. Les gains effectués sur une connexion étaient partagés entre la Direction générale des télécommunications (DGT), devenue France Télécom, et le fournisseur de services, qui touchait en moyenne 60 % du prix de la connexion. Les éditeurs de services Minitel et la DGT étaient donc assurés d’un prix de revient fixe. Au début des années 1990, huit ans seulement après le lancement du Minitel, la DGT commençait déjà à toucher des bénéfices sur le réseau qu’elle avait bâti, sans même faire payer directement le prix du terminal. A la fin des années 1990, le chiffre d’affaires du Minitel s’élevait ainsi à un milliard d’euros.
Depuis le passage à Internet, les éditeurs de sites sont davantage soumis à la fluctuation du marché publicitaire. « La différence fondamentale, c’est qu’il n’y a pas de modèle économique sécurisant sur le Web. Cela explique pourquoi les fournisseurs d’informations ont eu du mal à franchir le pas », explique Benjamin Thierry, enseignant à l’IUFM de l’Académie de Paris et spécialiste de l’histoire des interfaces homme-machine. Contrairement au modèle du Minitel, auquel ils étaient habitués, « les éditeurs ne touchaient rien sur l’accès à leur site Internet ».

Pour Benjamin Thierry, le Minitel n’a toutefois pas retardé l’adoption d’Internet en France, du point de vue des utilisateurs : « Je défends le paradoxe qui consiste à dire que du point de vue des services, le Minitel a créé un long moment de frein, mais a favorisé l’usage d’Internet. Un grand nombre de concepts qui organisent toujours notre vie digitale, comme les messageries ou les pseudonymes, existaient déjà avec le Minitel. »

UN RÉSEAU CENTRALISÉ

Transpac, le réseau utilisé par le Minitel, était complètement centralisé. Il était impossible pour les terminaux de communiquer entre eux, comme c’est le cas sur Internet. Ce réseau était conçu pour que les utilisateurs se connectent directement à des serveurs centraux pour accéder aux données. Exclusivement français, Transpac ne permettait pas non plus de communiquer avec des réseaux du même type à l’étranger.

« Internet est un réseau de réseaux. C’est une logique différente de celle du Minitel, une logique d’englobement au sein de laquelle on ne veut pas de centre politique ou technique », affirme Benjamin Thierry. Valérie Schafer, chargée de recherche à l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC), complète : « Avec le Minitel, les télécoms plaçaient l’intelligence dans le réseau, et non pas dans les terminaux. Internet place l’intelligence à la périphérie. » Le réseau Internet n’est donc pas, à la différence de Transpac, un réseau centralisé client-serveur, mais un réseau où chaque ordinateur est à la fois émetteur et récepteur d’informations.

Valérie Schafer tempère néanmoins : « Dans les faits, on assiste à une évolution de l’architecture du réseau qui fait que de plus en plus, on s’éloigne de l’Internet des pionniers, un réseau horizontal et ouvert. » C’est cette centralisation des usages d’Internet qui a poussé Benjamin Bayart, président du fournisseur d’accès associatif French Data Network (FDN), à parler de « Minitel 2.0 » pour évoquer cette dérive. Selon lui, les usages récents d’Internet ont dévié sa nature même, passée d’un réseau décentralisé avec des ordinateurs connectés en pair à pair, à un réseau centralisé de type Minitel, où les ordinateurs se connectent tous aux mêmes serveurs pour accéder aux informations, Google, Yahoo et Microsoft en tête.

LE PREMIER SUCCÈS TÉLÉMATIQUE DANS LE MONDE

Le Minitel n’a pas été la seule tentative de réseau télématique dans le monde avant le développement d’Internet. Ainsi, Prestel et Ceefax au Royaume-Uni, ou Bildschirmtext en Allemagne, ont également tenté de convertir le grand public, sans succès. Seul le Minitel en France a su conquérir le grand public, avec jusqu’à 9 millions de terminaux en 2000. « Les terminaux étaient payants à l’étranger, donc les gens ne voyaient pas l’intérêt. Le Minitel est l’un des derniers modèles technico-industriels dans la lignée des grands projets gaulliens », explique Benjamin Thierry. Selon lui, le succès du Minitel s’explique par « des raisons économiques, puisque le moniteur était gratuit pour les utilisateurs, et que le système kiosque était rentable pour les fournisseurs de services ».

A l’échelle mondiale, un autre réseau a, peu à peu, su se distinguer : Arpanet, l’ancêtre d’Internet. « Arpanet était un réseau intègrant une diversité d’ordinateurs de constructeurs différents. C’était un réseau général, ouvert. Ce n’était toutefois pas encore un réseau de réseaux hétérogène, comme le devient Internet, mais ‘seulement’ un réseau de machines différentes », explique Valérie Schafer. « Pour Arpanet comme pour Transpac, le choix a été de faire circuler les données en les découpant en paquets, ce qui sera la base de ce qu’on utilise encore aujourd’hui, avec le protocole TCP/IP sur Internet », détaille-t-elle. Jusqu’en 1983, Arpanet n’était toutefois destiné qu’aux chercheurs et aux militaires et n’avait pas d’ambition grand public.

Autour de la fin du réseau Transpac se joue également un affrontement de longue date entre la DGT, favorable au protocole X.25 de Transpac, et les informaticiens, soutiens du protocole TCP/IP d’Internet. « Le principe de TCP/IP est celui des datagrammes, inventés par le Français Louis Pouzin : le découpage d’un message en paquets dispersés dans le réseau et rassemblés à destination. En France, la DGT avait choisi un modèle de circulation différent : le message est découpé en paquets qui vont se suivre dans un circuit », commente Valérie Schafer. C’est cette opposition entre deux conceptions qui va donner naissance aux protocoles X.25 et TCP/IP, et aux réseaux Transpac et Internet. France Télécom va finalement s’adapter au passage à Internet et au TCP/IP au milieu des années 1990, sans pour autant renoncer au protocole X.25 de Transpac. Ce sera chose faite samedi 30 juin 2012.

Source : Valérie Schafer, Le Monde

Le Minitel : c’est fini pour toujours

29 juin 2012 | Annonces, Annuaires, Dans la presse, France Telecom, Les Services | Commentaires fermés sur Le Minitel : c’est fini pour toujours

MinitelL’invention née à Rennes il y a 30 ans, a connu son apogée dans les années 90. Aujourd’hui, elle termine sa vie.

Après 30 ans de bons et loyaux services le Minitel va définitivement disparaître. Créé dans un laboratoire rennais, cet internet français avant l’heure a connu un très grand succès, notamment auprès des agriculteurs.

Le minitel, outil pour la terre

Certains agriculteur ont du mal à se séparer de leur Minitel, comme Gilles Lambard, installé à Saint-Gilles près de Rennes.

C’est la première fois qu’il touche une souris d’ordinateur, il n’en a jamais eu besoin car jusqu’à présent, il gérait toute son exploitation grâce au Minitel. Sauf qu’avec la mort programmée du boîtier, Gilles Lambard a dû s’équiper d’un ordinateur et d’une connexion internet, non sans appréhension et nostalgie. L’agriculteur déclarait les naissances des veaux sur le Minitel, il y consultait les ventes d’animaux, regardait la météo, il était toujours branché…

L’invention du Minitel

Bernard Marti, l’inventeur du minitel n’avait pas imaginé que son petit boitier vive aussi longtemps. Pourtant 4 millions de Français l’utilisent toujours. Des chiffres qui paraissent incroyables à l’heure de l’internet à très haut débit et de la fibre optique. A croire que le minitel présente encore quelques atouts.

Le minitel a connu son apogée en 2002. 25 millions de Français l’utilisaient alors. Souvenez-vous… les messageries roses, l’annuaire électronique, les résultats du bac, aussi.

Né dans un laboratoire rennais, il y a 30 ans, c’est donc logiquement à Rennes que le Minitel va finir ses jours.

Ce 30 juin à minuit, les 3 hommes qui ont toujours veillé sur lui, vont l’éteindre définitivement.

Source : France 3 Bretagne

Free ouvre une boutique à Paris

27 juin 2012 | Dans la presse, Groupe Iliad/Free, Les Services, Les Tarifs, Téléphonie | Commentaires fermés sur Free ouvre une boutique à Paris

Free dispose désormais d’une surface de vente de 600 m² au pied de ses bureaux parisiens, et porte donc le total de ses points de vente à 6, en attendant d’en ouvrir d’autres en province et qui pourraient être une centaine d’ici quelques années. Proche du chaland pour le rassurer, oui mais pas à la même échelle que ses concurrents qui sont eux massivement implantés : 1.200 boutiques Orange, 840 pour SFR et 650 pour Bouygues.

Free a ouvert, ce mardi 26, un nouveau magasin, son premier au centre de Paris. Il est situé au rez-de-chaussée de son siège parisien, rue de la Ville- l’Evêque, dans le très chic 8e arrondissement de la capitale, sur une surface de 600 mètres carrés. Car le quatrième opérateur de téléphonie mobile français, dont le fondateur Xavier Niel est actionnaire du Monde à titre personnel, n’a pas l’intention de ne vendre ses forfaits low cost et des téléphones non subventionnés que sur Internet. Il veut aussi développer un réseau de boutiques, comme ses trois grands concurrents, Orange-France Télécom, SFR et Bouygues Telecom.

Son but ? Rassurer ses clients par une présence physique, couper court aux critiques des concurrents qui disent qu’au service client de Free, « il n’y a jamais personne ». C’est aussi un moyen de recruter des clients sur l’accès à l’Internet fixe et de travailler l’image de la marque, par exemple en pouvant fournir de belles photos de files d’attente devant un pas-de-porte, comme devant les magasins Apple lors du lancement d’un nouveau produit. Comme les autres opérateurs, les dirigeants de Free doutent qu’il n’y ait qu’un seul profil de clients prêts à tout acheter en ligne.

Source : Le Monde

PagesJaunes se positionne sur Facebook

27 juin 2012 | Dans la presse, Pages Jaunes Numero, Social, Web | Commentaires fermés sur PagesJaunes se positionne sur Facebook

Les contenus locaux et thématiques proposés par PagesJaunes sont officiellement disponibles sur le réseau social Facebook. Des bons plans de proximité et autres astuces et conseils pour mieux vivre sont déclinés pour 37 villes, ainsi que 9 pages sur des sujets réputés porteurs. A l’occasion, PagesJaunes donne les résultats d’une étude sur les attentes des Amis.

PagesJaunes officialise le lancement de ZoomOn.

Pages JaunesLe service se positionne sur Facebook en offrant des contenus hyperlocaux et thématiques à plus de 500 000 fans. Décliné dans 37 localités en France, ZoomOn permet à ses utilisateurs de mieux s’informer et de mieux vivre dans leur quartier et leur localité grâce à des bons plans et des informations pratiques échangés avec leurs communautés. ZoomOn propose par ailleurs 9 pages dédiées à des thématiques porteuses sur les réseaux sociaux telles que la beauté, les enfants, les animaux, le développement durable (ZoomOn belles et rebelles, ZoomOn Maman, ZoomOn Chiens et Chats, ZoomOn Green attitude, …).

A l’occasion de la sortie de ZoomOn, une étude réalisée avec Harris Interactive dévoile que 61% des utilisateurs trouvent ou sont intéressés pour trouver des informations sur leur ville/quartier via Facebook. Parmi eux, 69% s’intéressent en premier à l’actualité locale.

Les régions Sud-Ouest et Nord-Est semblent plus intéressées par les informations locales avec 64% de répondants concernés. Les utilisateurs de Facebook sont intéressés par partager, en premier lieu, une bonne adresse près de chez eux (68%), une réduction significative (62%) et un bon conseil (61%).

Source : JDNet

Amélioration des services de renseignements téléphoniques… en Belgique

18 juin 2012 | Annonces, Dans la presse | Commentaires fermés sur Amélioration des services de renseignements téléphoniques… en Belgique

L’Internet Protocol Multimedia Subsystem (IMS) d’Alcatel-Lucent

Alcatel-Lucent va permettre à la population belge de bénéficier de fonctionnalités améliorées pour accéder aux services de renseignements des opérateurs de télécommunications du pays. L’équipementier est en effet en train de remplacer le service de renseignements basé sur une solution hardware de Belgacom DIS par une solution logicielle qui offrira de nouvelles fonctionnalités avancées ainsi qu’un service plus flexible et rentable, assure-t-il.

La solution logicielle sera hébergée dans les centres de traitement de données de Belgacom. L’Internet Protocol Multimedia Subsystem (IMS) d’Alcatel-Lucent fournira un accès virtuel, « dans le nuage » (« cloud computing »), à ces centres de traitement de données.

Grâce à ce nouveau système, Alcatel-Lucent est en mesure de fournir des services plus étoffés, développés sur les fondations de l’architecture IP de son ancienne filiale Genesys pour la gestion tant du logiciel de service clientèle que de l’IMS. Le département Services Business d’Alcatel-Lucent intègre tous les aspects de la solution avec le logiciel Soleo, conçu spécifiquement pour l’accès aux services d’annuaires déjà déployés dans le réseau DIS.

Source : Boursier

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